Le juge d’instruction auditionne les détenus d’opinion, le non-lieu pourrait être prononcé demain ou samedi

Depuis ce matin, le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed auditionne les quatre détenus d’opinion : Samira Messouci, Mokrane Challal, Kichou El-Hadi et Mustapha Aouissi. A l’extérieur du tribunal une grande foule de citoyens, responsables politiques et acteurs de la société civile observe un sit in de soutien.

D’après quelques avocats de la défense qui ont assisté à la première audition, consacrée au dossier de Samira Messouci, il y a un grand espoir qu’il y ait un non-lieu pour les détenus. Le ton observé par le magistrat, la qualité des questions posées et l’ambiance générale qui règne dans le bureau du juge instructeur plaident pour un aller vers la libération.

Toutefois, certains avocats assurent que les détenus pourraient ne pas être libérés aujourd’hui. La procédure judiciaire voudrait que le juge d’instruction établisse un rapport et notifie son appréciation, très certainement un non-lieu, et le remette au bureau du procureur. Cette procédure peut prendre une journée ou deux de plus.

A l’extérieur, une foule dense scande depuis le matin des slogans anti pouvoir et contre le chef d’état major. Les manifestants brandissent des pancartes à l’effigie des détenus, des banderoles à la faveur de la libération des détenus d’opinion. Plusieurs personnalités du monde de l’opposition démocratique, des animateurs de la société civile, des députés , des membres des familles des détenus font depuis le matin le pied de guerre devant l’institution judiciaire, attendant la fin des auditions et le verdict.

Plus d’une centaine de détenus d’opinion croupissent en ce moment dans les geôles du régime Algérien, assurent plusieurs militants des droits de l’homme.

Nadia Mehir

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