Le peuple Algérien refuse de céder place à la peur et poursuit sa révolution

Le peuple Algérien a fait du vendredi 13 une journée de beaux présage, un instant de porte – espoir. Par millions, les algériens et algériennes sont sortis dans les rues des grandes villes algériennes pour prouver que la politique de la terreur n’a pas plus cours de nos jours. Avec la même détermination et davantage de mobilisation, le peuple a exprimé le rejet total et définitif de la feuille route que veut imposer le pouvoir réel détenu de main de fer par le Général Gaïd Salah.

Jamais un commandement militaire d’un pays n’a été aussi vilipendé par son peuple comme ce fut le cas ce vendredi 13. Aux hauts Plateaux, dans le Tette ri, en Oranie, dans le Constantinois, sur les terres Chaouies, en Kabylie, dans les villes côtières , dans la lointaine Essaoura ou dans les villes isolées du plateau du Touat, les slogans sont les mêmes : État civil et non militaire, Non aux présidentielles et oui pour une phase de transition démocratique, Libération des détenus d’opinion et ouverture du champs politique et médiatique.

Les noms de Bouragâa et Karim Tabou, mis en détention provisoire hier, sont portés par tous. La répression engagée par le pouvoir a donné des résultats contraires à ceux escomptés par le commandement militaire.

A Alger, les inondations de la veille qui ont découvert une faillite générale dans la politique et la gestion de l’aménagement urbain , n’ont pas empêché les centaines de milliers d’Algérois de sortir dans les rues pour défendre l’essentiel : fondation d’un nouvel État démocratique et social.

Le pouvoir ne s’est pas départi de sa logique répressive. En plus de la fermeture des axes routiers menant à la capitale empêchant, ainsi, des milliers de citoyens de rejoindre la marche, les forces de police ont assiégé le siège régional du RCD et procédé à l’interpellation de plusieurs militants du parti progressiste dont le député Moh Arezki Hamdous. Dans divers points de la capitale, des citoyens sont arrêtés et conduits vers des commissariats.

Arezki Lounis

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