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Les maires de Tizi Ouzou et Bejaïa refusent d’organiser les présidentielles dans leurs communes

Les maires de Tizi  Ouzou ont pris leurs responsabilités historiques. Ils refusent d’accompagner le processus de mise en place d’un potiche à la tête de l’État Algérien. Ils dénoncent des pressions et des intimidations à l’encontre des agents de l’administration et ils lancent un appel aux citoyens pour garder le cap du pacifisme et  rester vigilants face aux diversions.

« Nous, présidents des assemblées populaires des communes de la wilaya de Tizi- Ouzou, réuni en assemblée générale ce jour le 23/09/2019 à l’hémicycle de l’APW de Tizi-Ouzou, après avoir pris acte de la volonté du pouvoir illégal et illégitime à maintenir la tenue des élections présidentielles pour le 12/12/2019, rejetées par le peuple dans le fond et dans la forme , réitérons notre position immuable de rejet du future simulacre, visant le maintien du même système contre la volonté des millions d’Algériennes et d’Algériens qui depuis le 22/02/2019 ne cessent d’appeler par une formidable mobilisation pacifique au départ du système et de toutes les figures et symboles qui l’incarnent à ce jour », précise un communiqué de la coordination des présidents d’APC de la wilaya de Tizi-Ouzou .

« Considérant l’institution d’une autorité pour l’organisation des élections dans son contexte de création, ses premières pratiques, ainsi que sa composante, incarnée par son président dont le parcours renseigne bien sur sa fidélité au système mafieux, nous dénonçons cette énième manœuvre de perpétuer le régime en place », ajoutent les  premiers responsables des communes  de Tizi-Ouzou, avant de condamner  « les multiples formes de pressions et d’intimidations exercées à l’encontre des agents de l’administration. »

« Enfin, nous appelons les citoyennes et citoyens à maintenir le caractère de la mobilisation pacifique de la révolution et à demeurer vigilant face aux diversions et velléités machiavéliques du système agonisant », conclut le communiqué.

A Béjaïa, se sont quarante maires sur 52 qui ont déjà exprimé publiquement leur refus catégorique d’organiser les présidentielles dans leurs communes respectives.

En prévision de cette fronde révolutionnaire, l’autorité indépendante des élections tente de court-circuiter les maires en s’adressant directement aux secrétaires généraux des communes.

Chabane Bouali

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