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Liberté d’expression : Gaïd Salah veut fixer les limites

Le chef d’Etat-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, fixe les limites de la liberté d’expression. Dans un nouveau discours, prononcé aujourd’hui dans une caserne à Ouargla, le premier responsable de l’institution militaire estime d’abord qu’il n’est pas « contre la liberté d’expression ».

Mais pas n’importe laquelle. Il est, selon le contenu de son discours, pour seulement l’expression qui va dans le sens de sa volonté et qui œuvre à promouvoir sa feuille de route. « Nous assurons que nous ne sommes pas contre la liberté d’expression et la divergence des opinions constructives, mais nous sommes contre la politique d’exclusion et de marginalisation, comme nous affirmons qu’au sein de l’Armée Nationale Populaire nous ne tolérerons aucune tentative d’entrave au travail des institutions de l’Etat », lance-t-il, en proférant des menaces.

« Partant de nos missions et prérogatives constitutionnelles, nous ferons face avec rigueur à ces manœuvres qui visent à faire perdurer la crise, à obstruer le processus de développement de la patrie, et à s’inscrire contre la volonté du peuple qui a affirmé à maintes reprises qu’il n’avait aucunement besoin à de telles idées qui détruisent au lieu de construire, notamment en cette phase cruciale de l’histoire contemporaine de notre pays », dit-il, en visant directement les forces de l’alternative démocratique.

Sans les citer directement, Ahmed Gaïd Salah renouvelle sa menace contre les formations politiques composant ce pôle qui, accuse-t-il, « conspire contre la patrie et le peuple ». Il faut dire que depuis l’éviction du président Bouteflika et sa reprise en main du pouvoir, le vice-ministre de la Défense a verrouillé tous les médias lourds publics et a exercé des pressions terribles sur les titres de la presse écrite dite indépendante.

Dans un précédent très grave, des responsables du MDN  ont appelé directement les responsables des journaux pour leur reprocher- parfois en les menaçant- le fait d’avoir critiqué les positions du chef d’état-major qui ferme le jeu politique national. Sale temps pour les libertés. Et il faut s’attendre au pire…

Massinissa Ikhlef

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