Littérature : Ryad Girod en lice pour deux prix prestigieux

Récipiendaire en 2018 du Grand Prix littéraire « AssiaDjebar » pour son roman « Les yeux de Mansour » (éd. Barzakh/POL), Ryad Girod fait à nouveau l’actualité et pour cause. Son nom figure parmi les auteurs présélectionnés pour les prix Révélation 2019, décernés par la Société des Gens de Lettres en France au mois de décembre de chaque année et qui récompensent les meilleurs nouveaux talents littéraires.

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, Ryad Girod est également en lice avec ce même roman pour un autre prix prestigieux, en l’occurrence le Prix des cinq continents, qui récompense chaque année un texte de fiction narratif d’expression française.

Sur les 120 œuvres initialement en lice pour cette 18ème édition, les représentants des cinq Comités de Lecture ont sélectionné 10 ouvrages finalistes représentant 8 pays dont le roman de Ryad Girod.

Le lauréat de ce prix, créé en 2001 par l’Organisation internationale de la Francophonie,  recevra la modique somme de 10 000 euros et se verra accompagné dans sa promotion sur la scène littéraire internationale durant toute une année.

L’histoire racontée dans le roman « Les yeux de Mansour » se déroule à Ryadh, en Arabie Saoudite. L’auteur la résume ainsi : « Ce sont deux jeunes syriens expatriés en Arabie-Saoudite, à Ryadh. Comme beaucoup d’étrangers, ils travaillent dans cette ville où ils représentent 50 à 60% de la population. Et il leur arrive malheur, plus particulièrement à Mansour qui est un descendant de l’Emir Abdelkader, fondateur de l’Etat moderne algérien. Il a une maladie étrange où son intelligence disparaît au fil des jours et il devient comme une espèce de bête, un abruti, un idiot et il commet une hérésie -ou plutôt deux- pour l’Arabie Saoudite, la première étant d’avoir eu une liaison avec une femme mariée pour laquelle il se retrouve au tribunal et là lorsqu’on lui demande de se présenter, il dit : je suis Lui et je suis de Lui ». Cela est entendu par les autorités saoudiennes comme un blasphème et une hérésie parce qu’il y a une identification à Dieu, il est donc condamné à mort et il sera exécuté sur la place Al-Safa, au cœur de Ryadh ». L’auteur ajoute que ce roman est néanmoins « un prétexte pour entrer dans une réflexion autour de plusieurs choses mais principalement autour de la compréhension de ce monde moderne » qui se fait selon deux volets, un premier volet plus ou moins historique et un second plus politique.

Né le 22 novembre en 1970 à Alger, d’un père français et d’une mère algérienne, Ryad Girod a grandi en Algérie jusqu’à l’obtention de son baccalauréat puis, il a poursuivi ses études universitaires à Paris. Une fois diplômé, il a enseigné les mathématiques en France puis en Arabie Saoudite avant de revenir à Alger où il est actuellement enseignant au Lycée International d’Alger.

Kahina A.

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