Par millions, le peuple Algérien réclame un Etat civil et une transition démocratique

Le mot tsunami ne suffit plus pour rendre compte du rush populaire qu’ont connu les rues Algériennes ce 29e vendredi de la révolution citoyennes. Des millions d’Algériens ont envahi les rues et places des principales villes du pays pour réclamer haut et fort : une république civile et non militaire, un rejet total et définitif des présidentielles que veut imposer le pouvoir, l’urgence de faire tomber tous les symboles du régime finissant et l’entame d’une phase de transition démocratique. Ce vendredi sonne le glas de la contre-révolution pensée à Dubaï et Paris et menée avec rage et acharnement par les tenants du pouvoir et les derniers débris du système maffieux.

Les slogans scandés sont autant de verdicts populaires qui condamnent le contenu des discours politiques prêchés par le chef d’état major à partir des casernes. Le peuple Algérien réclament dans toutes les régions du pays de mettre fin à l’intervention du commandement militaire dans le domaine politique. La primauté du civil est option qui fait unanimité sur tout le territoire national.

A Alger, les forces de l’ordre sont instruits de saisir tout smartphone qui filme des directs. Le pouvoir, incapable de contenir les flots humains qui se déversent sur Alger-Centre, veut interdire les images qui fâchent et qui contredisent la propagande des chaines TV à la solde.

L’image contient peut-être : 19 personnes, foule et plein air

Les accès menant au siège du RCD, sis rue Didouche Mourad, ont été un moment fermés par des cordons de sécurité pour empêcher le rassemblement habituel des citoyens devant le siège, devenu au fil des semaines le point de départ de l’un des plus grands carrés de la marche à Alger. Les digues policières n’ont heureusement pas tenu beaucoup devant la volonté farouche des Algérois de marcher à coté de Mohcine Belabbas, adopté désormais comme une des icônes de la révolution du sourire. A l’heure du pic, le leader du RCD était déjà entouré par une foule nombreuse de cadres, militants de base et citoyens. Le long du parcours, la procession scandant des slogans hostiles au pouvoir des généraux  trouve du mal à avancer, vu l’impressionnante présence citoyenne.

Les manifestations de ce vendredi qui marquent la rentrée politique et sociale est la réponse la plus franche du peuple Algérien aux discours menaçants de Gaïd Salah. Ce vendredi est le certificat de bonne santé d’une révolution qui a su défier un pouvoir qui n’a pas lésiné sur les moyens financiers, logistiques, humains et médiatiques pour l’étouffer un été durant.

Arezki Lounis

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