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Qui peut donner crédit à Ali Benouari, l’homme cité dans le scandale du Panama papers ?

La course aux offres de service semble lancée chez la petite populace du régime.  Depuis quelques jours, on se bouscule au portillon de la caserne d’à coté. Chacun y va de sa propre brosse dans l’espoir d’être dans les bons parfums du Général . En bon financier, Ali Benouari pense trouver la voie royale vers le trésor recherché, en s’attaquant au RCD, l’une des voix sûres de la révolution citoyenne en cours. Mais qui peut donner du crédit aux élucubrations de celui qui fut cité dans les scandales de Panama papers ?

Pour rappel , le Consortium international des journalistes d’investigation, regroupant plusieurs dizaines de rédactions issues de 76 pays, a mené des enquêtes sur les activités opaques du monde de la finance. L’investigation a révélé que Ali Benouari, l’ex-ministre du Trésor, avait créé, en 2000, une compagnie offshore pour dissimuler la vente des actions qu’il détenait dans le capital de Société générale Algérie.

Le citoyen Suisse qui veillait sur le trésor public Algérien a recouru aux services du cabinet panaméen Mossack Fonseca pour créer une compagnie offshore, Beroll Group SA, enregistrée aux îles Vierges britanniques. Cette compagnie a été créée par Ali Benouari pour servir de paravent à la cession, au profit de Khalifa Bank, des actions qu’il détenait dans le capital de Société générale Algérie (SGA), la filiale locale du groupe français Société générale.

Comme tout homme qui gère ses affaires dans l’opacité totale, Ali Benouari demande à Pierre Richa, patron de la société fiduciaire Pierre Richa & Partners de retirer son nom comme administrateur de Beroll Group SA.  « Après réflexion, M. Ali Benouari ne souhaite pas apparaître comme administrateur de la société en marge. C’est pourquoi je vous prie de procéder à la désignation d’un administrateur local. Ce dernier fournira un pouvoir en blanc. La procuration sera faite soit en faveur de M. Ali Benouari soit, le cas échéant, en mon nom. Dès qu’une décision sera prise, je vous le ferai savoir », demande Pierre Richa dans une correspondance adressée, le 22 février 2000, à l’antenne genevoise de Mossack Fonseca.

Des informations avancent que Ali Benouari a fait son bas de laine lorsqu’il a participé en tant que vice gouverneur de la banque centrale en Algérie à introduire Société Générale, banque française, sur le marché financier Algérien. La banque française avait concédé, en signe de reconnaissance,  29 % de ses actions aux cadres financiers locaux qui l’ont aidé à mettre pieds et mains à Alger. La somme avoisine les 8 millions de dollars.

Arezki Lounis

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