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Toufik, Tartag, Saïd Bouteflika et Hanoune devant le juge : le procès du grand déballage ?

Tous les regards seront braqués, ce lundi 23 septembre, au tribunal militaire de Blida où devra s’ouvrir le procès des généraux-majors, Toufik et Tartag, de Saïd Bouteflika et de la secrétaire générale du parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune.

Accusés « d’atteinte à l’autorité de l’Armée » et de « complot contre l’autorité de l’Etat », les quatre prévenus, en détention provisoire depuis plusieurs mois, seront enfin face au juge du tribunal militaire qui devra les interroger sur les faits qui leurs sont reprochés.

Ils devront s’expliquer notamment sur ces réunions, qualifiées de secrètes par le haut commandement de l’armée, tenues à la résidence d’Etat de Dar El Afia, à Alger, le 27 et 31 mars dernier, soit quelques jours avant la destitution du président Bouteflika et plus d’un mois après le début du mouvement populaire du 22 février.

Les rencontres, tenues en présence de Saïd Bouteflika encore conseiller de son frère, Abdelaziz, et Bachir Tartag qui était toujours en fonction comme patron de l’ex-DRS, ont eu lieu, selon des avocats des prévenus, « pour examiner la situation politique du pays ». N’étant pas associé à ces réunions, le chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, a douté de leur objectif. Il a alors tenu une réunion du haut commandement de l’armée pour dénoncer « la bande ».

Il évoque aussi « l’entêtement, la tergiversation et la sournoiserie de certains individus qui œuvrent à faire perdurer la crise et la rendre plus complexe, avec comme seul souci la préservation de leurs intérêts personnels étroits, en se souciant que peu des intérêts du peuple et de l’avenir du pays ». Le chef d’Etat-major de l’Armée avait alors ordonné l’application « immédiate de l’article 102 de la constitution ».

« Il n’y a plus lieu de perdre davantage de temps et qu’il faut appliquer immédiatement la solution constitutionnelle proposée, à savoir la mise en application des articles 7, 8 et 102 et entamer le processus garantissant la gestion des affaires de l’Etat dans le cadre de la légitimité constitutionnelle », avait lancé à l’époque. Mais, l’opinion publique est restée sur sa faim, depuis cette date.

On ne connait pas les tenants et les aboutissants de cette guéguerre entre les éléments d’un même clan, auquel a été associée, à son insu, Louisa Hanoune. Ce procès pourrait être l’occasion pour connaitre, du moins, une partie de l’histoire qui s’est déroulée à l’ombre de l’idée même du cinquième mandat du président déchu.

Assisterons-nous au grand déballage ? Le procès sera-t-il public, comme promis par des éléments du pouvoir en place ? Ce procès aura-t-il lieu, en présence de tous les accusés ?

Massinissa Ikhlef

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