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Affaire de la magistrate ayant remis Tabbou en liberté : l’étrange démenti du président de la Cour de Tipaza

Le président et le procureur général près la Cour de Tipaza se sont sentis obligés de réagir à l’information donnée par un site électronique concernant l’interrogatoire qu’aurait subi la magistrate et présidente de la chambre d’accusation de la même Cour après avoir remis le militant politique, Karim Tabbou, en liberté provisoire.

Les deux responsables se sont empressés de diffuser, aujourd’hui, un démenti via l’agence APS. Selon eux, la juge en question « n’a pas été interrogée par les services de la direction de la sécurité intérieure (ex-DRS).

« Dans son édition du 4 octobre 2019, un site électronique d’information a publié sous le titre : ‘’le juge qui a remis en liberté Karim Tabou interrogé par les services secrets’’, un article dans lequel il est fait état d’un supposé interrogatoire par les services de la direction de la sécurité intérieure de la présidente de la chambre d’accusation de la Cour de Tipaza suite à sa décision de remise en liberté du prévenu Tabou Karim », soulignent les deux responsables.

Pour tenter de prouver « leur démenti catégorique quant au contenu de l’article en question », ils affirment détenir « un écrit de la main de la magistrate concernée attestant que rien de ce qui a été rapporté par son auteur n’a eu lieu ».

Seulement, cette histoire « d’écrit de la magistrate en question » suscite moult interrogations. Pourquoi elle ne s’exprime pas directement pour nier les faits cités? A-t-elle été contrainte à produire cette lettre ?

En tout cas, cette réaction du président de la Cour et du procureur général est tout simplement étrange, d’autant qu’ils ne sont pas concernés directement par cette affaire. Pourquoi ce n’est le ministre de la justice qui s’exprime sur le sujet ?

Pour rappel, Karim Tabbou a été renvoyé en prison, 24 heures après sa libération provisoire par la présidente de la chambre d’accusation de la Cour de Tipaza. Ce fait prouve que l’état-major de l’armée n’était pas d’accord avec cette libération. Le transfert du coordinateur de l’UDS au tribunal de Sidi M’hamed qui a décidé de le placer, à nouveau, sous mandat de dépôt est pour le moins intrigant.

Massinissa Ikhlef

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