Bouira : de plus en plus de manifestants, de moins en moins d’adeptes du scrutin du 12/12

Le 36 éme vendredi de rejet du système en place depuis 1962 a connu une forte mobilisation à Bouira.

Décrété illégitime depuis l’indépendance et illégal depuis le 09 juillet 2019, le régime n’a d’autres subterfuges à opposer aux Algériens dans la rue depuis le 22 février que la sourde oreille, les louvoiements, les tentatives de division, la négation de leurs revendications justes et légitimes et reconnues comme telles.

L’image contient peut-être : 1 personne, sourit, ciel et plein air

La ville de Bouira, comme de tradition, a été encore envahie par un nombre inestimable de citoyens qui criaient leur colère devant le bradage des richesses nationales et les tentatives de division du peuple « ssahra ba3u-ha, leblad qasmu-ha » (ils ont vendu le Sahara et se sont partagés le pays) . Les détenus « otages » du pouvoir ont été salués comme des héros et à leurs défenseurs, les avocats, il a été rendu un vibrant hommage durant la marche d’aujourd’hui.

Sur une large banderole sur laquelle était posée le portait de Lakhdar Bouregaa, officier de l’ALN, Moudjahid détenu depuis le 30 juin, on pouvait lire « nnidam-kum 3ar, i3lam-kum 3ar, ya adnab listi3mar » (votre système est une honte, vos médias, une honte, queues du colonialisme.)

L’image contient peut-être : 6 personnes, foule, ciel et plein air

 

Aujourd’hui, 252 éme jour de manifestation populaire, les observateurs les plus pessimistes reconnaissent que de manifestants, il y en a de plus en plus dans la rue et que des adeptes des élections du 12 décembre, il subsiste de moins en moins. Réduits à leur plus simple expression, « rasant les murs » et leur nombre diminuant chaque jour devant la volonté inébranlable du peuple à déjouer ce qu’ils considèrent comme « une prolongation et une régénérescence du système », les partisans du scrutin présidentiel de décembre y collaborent sans trop y croire.

Slimane Chabane

%d blogueurs aiment cette page :