Bouira : La population dénonce la répression et vomit le carnaval électoral du 12 décembre

Ce 34éme vendredi de protestation et de rejet du système, le peuple de Bouira a dénoncé, avec une rare virulence, la répression qui s’est abattue sur les étudiants qui manifestaient pacifiquement à Alger et à Bordj Bou Arreridj le 33éme mardi. « C’est une provocation du pouvoir via la police » diront plusieurs marcheurs qui insistent sur le caractère pacifique du mouvement du 22 février et qui doit le rester quelque soient les circonstances.

Le rejet du carnaval électoral du 12 décembre a été rappelé avec serment de l’empêcher advienne que pourra. « Ils peuvent nous arrêter mais pas tous, nous empêcherons ces élections parce que c’est la volonté générale contre la volonté d’un Général » peut-on lire sur une pancarte. « Bye-bye Gaid-Salah » criaient les marcheurs.

Passant devant le siège du FLN, les citoyens observent une halte pour scander « FLN khawana, FLN au musée ».

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Dans une communion et une fraternité édifiantes, drapeaux nationaux à côté des emblèmes amazighs, les citoyens de la région de Bouira ont dénoncé les « voyous politiques » qui se présentent aux élections refusées par 25 millions d’algériens.

Les détenus, « otages du système et nos héros à nous » ont été salués par l’immense foule en marche vers le triomphe de la révolution du sourire.

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Il est à signaler que des acteurs du printemps 80 ont marché aujourd’hui à Bouira. Citons, entre autres, Mouloud Lounaouci, Hend Sadi, Arab Aknine … ainsi que Mhand Amarouche, Ouezna Moula …

Slimane Chabane

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