FIDH : « la vague d’arrestations est un mauvais signal pour une éventuelle transition démocratique en Algérie »

La fédération internationale des Droits de l’Homme (FIDH) s’inquiète de la situation des libertés en Algérie. « A deux mois des élections présidentielles du 12 décembre, cette vague d’arrestations arbitraires, qui a clairement pris pour cible les défenseurs des droits humains, est un très mauvais signal pour une éventuelle transition vers la démocratie en Algérie », affirme Alexandra Poméon, responsable de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme à la FIDH, citée dans un communiqué rendu public, aujourd’hui.

Selon elle, « Le régime en place tente par tous les moyens de se maintenir au pouvoir et d’étouffer le mouvement de contestation pacifique en cours, instaurant un climat de peur par la répression ».

Rappelant la vague d’arrestations et d’emprisonnements ayant ciblé, notamment les militants politiques et les défenseurs des droits de l’homme, la responsable de la FIDH appelle les autorités à respecter les libertés. « Les libertés d’expression, de réunion et de manifestation doivent être rétablies au plus vite à travers le pays », insiste-t-elle.

Ce faisant, la FIDH appelle à la libération de tous les défenseurs des droits de l’homme injustement incarcérés. « Nous appelons à la libération immédiate et inconditionnelle des défenseurs des droits humains arbitrairement détenus et rappelons que leurs droits procéduraux doivent être respectés en toutes circonstances », déclare Gerald Staberock, Secrétaire général de l’OMCT, cité aussi dans le même document.

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme est un partenariat créé en 1997 par la FIDH et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et vise à intervenir pour prévenir ou remédier aux situations concrètes de répression contre les défenseurs des droits de l’Homme.

La FIDH et l’OMCT sont des membres de ProtectDefenders.eu, un mécanisme de l’Union européenne pour les défenseurs des droits de l’Homme mis en œuvre par la société civile internationale.

Massinissa Ikhlef

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