Gaïd Salah parle des détenus amazighs à la place des magistrats et Mohcine Belabbas qualifie son discours de « régression »

Le chef d’état major a encore une fois péché par excès d’arrogance. Profitant de l’une de ces visites qu’ils programme souvent pour livrer ses discours politiques que son département de communication présente comme orientations aux cadres de l’ANP, le général Gaïd Salah somme les Algériens à se soumettre à sa fiche de route sous peine d’être trainé devant les juridictions.

Devant les cadres du commandement de défense anti-aérienne, située à Hussein Dey à l’est d’Alger, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense et chef d’Etat major, a affirmé, ce mercredi, que les élections présidentielles se dérouleront dans les délais « impartis ».

Il a chargé les millions de manifestants qui emplissent chaque vendredi de leurs slogans anti-pouvoir de résidus de la bande. Ces derniers ne connaissent , selon lui, ni la réalité des faits ni « ni les sentiments des Algériens à travers le territoire national ».

Fonçant dans le déni identitaire, il a qualifié les  demandes pressantes des  partis, organisations de la société civile et personnalités nationales  de libérer les porteurs de drapeau amazigh qui sont dans les prisons du pouvoir de « propositions stériles et mort-nées ». « Ce sont des propositions rejetées dans la forme et dans le fond, car le drapeau national est le symbole de la souveraineté nationale, des sacrifices des millions de valeureux Chouhada et de la souveraineté de tout le peuple algérien, qui n’acceptera jamais que l’on porte atteinte à l’emblème national », a-t-il jugé à l’avance et à la place des magistrats en charge des dossiers.

Le discours porte en lui les relents d’une panique saisissante. Il est le reflet d’un désarroi total à la veille d’une marche populaire que d’aucuns disent inédite dans l’histoire de l’Afrique du Nord.

Mohcine Belabbas qualifie le discours du général de « régression »

Mohcine Belabbas a vivement réagi face à ce discours « sans forme ni fond ». Pour le président du RCD, « les rédacteurs des discours du vice-ministre sont passés maîtres dans l’Art de la langue de bois ». « Un assemblage de mots souvent incohérents avec une absence sidérantes d’idées. Une autre régression à mettre à l’actif de ceux qui ont squatté la décision politique dans notre pays », relève encore Mohcine Belabbas qui promet au général une réponse appropriée du peuple Algérien ce vendredi 01 novembre.

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