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Les Algériens s’opposent à la nouvelle loi sur les hydrocarbures : « Les traitres ont tout vendu »

Grandiose mobilisation contre l’avant-projet de loi sur les hydrocarbures. L’appelle lancé, depuis quelques jours, sur les réseaux sociaux pour dénoncer ce texte qualifié de tentative de bradage du sous-sol algérien a été massivement suivi, à Alger et dans plusieurs wilayas.

Des milliers de personnes ont répondu favorablement à cet appel en participant massivement aux rassemblements et marches organisés à travers le pays. C’est la capitale, Alger, qui a accueilli la plus importante mobilisation où une immense foule a manifesté devant le siège de l’Assemblée populaire nationale (APN) pour rejeter ce texte.

Un nouveau Hirak s’est mis en place. Des milliers de personnes ont assiégé la chambre basse du parlement pour dénoncer « des traitres qui ont vendu le pays ».

« Traîtres, vous avez vendu le pays », « la loi sur les hydrocarbures à la poubelle » et « le peuple refuse cette loi », lancent les manifestants, dans la foule ne cesse de grossir au fil des heures.

Les manifestants ont pris de court les forces de police qui n’ont pas, visiblement, prévu une telle mobilisation. Elles se sont alors rattrapés à la dernière minute en mobilisant des renforts pour empêcher les protestataires de se rapprocher davantage du bâtiment abritant le siège de l’Assemblée.

Un prolongement de vendredi

« Si la loi passe, alors il faudra publier le nom de tous les députés qui l’auront votée pour les juger quand le pays aura retrouvé sa souveraineté », déclarent encore les manifestants. Outre Alger, des citoyens sont sortis aussi dans plusieurs wilayas, à l’est comme à l’Ouest du pays, pour dénoncer la bande qui tient en otage l’Algérie.

Dans le prolongement des marches de vendredi, les manifestants ont aussi dénoncé l’emprisonnement des jeunes et des militants politiques. « Libérez nos enfants, ils n’ont pas vendu la cocaïne », scandent-ils, en rejetant également la présidentielle du 12 décembre prochain.

Un pouvoir autiste

Au moment où les manifestants marchaient contre ce texte, le pouvoir, autiste, ne recule pas. Réunis ce matin sous la présidence du chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, le conseil des ministres a approuvé la loi de Finances 2020 et le projet de loi contesté, en l’occurrence la révision de la loi sur les hydrocarbures.

Massinissa Ikhlef

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