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Six porteurs de drapeaux amazighs devant la correctionnelle demain : Faites valoir la jurisprudence d’Annaba Messieurs les juges !

Demain mardi 21 octobre s’ouvrent enfin les premiers procès des porteurs du drapeau amazigh au tribunal correctionnel de Sidi Mhamed après un languissement de 04 mois alors que les accusations relèvent du flagrant délit qui pouvaient être traités en référé.

Les premiers détenus d’une longue série programmée cette semaine sont Bilal Bacha, Khaled Oudiat, Hamza Meharzi et Safi Tahar, Leftissi Messaoud et Djaber Aibeche. Les six jeunes répondront du chef d’accusation fallacieux d’atteinte à l’unité nationale.

L’article 79 du code pénal sur lequel repose l’ordonnance de renvoi est très élastique dans son interprétation. Le port du drapeau amazigh n’est nullement désigné dans le corpus législatif Algérien comme un acte répréhensible. Les tribunaux d’Annaba, de Chlef et d’Oran ont fait une lecture paisible de l’article en question et les prévenus ont bénéficié d’un non-lieu et du droit de récupérer leurs emblèmes identitaires. Le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed, en l’absence d’un article précis qui incrimine le port ou la possession de l’emblème amazigh et face à l’imprécision de l’article 79 , doit s’appuyer sur l’arrêt de justice d’Annaba qui fait office de jurisprudence. Les familles des détenus, l’opinion publique nationale et internationale et le bon sens espèrent à ce que les juges de Sidi M’hamed fassent parler la justice et rien que la justice. Leur place dans l’Histoire du pays en dépend largement.

Arezki Lounis

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