Radio nationale : Le collectif pour le service public rejette la censure et menace

Les journalistes et travailleurs de la Radio nationale rejettent la censure et menacent de radicaliser leur mouvement à l’avenir. Dans une lettre ouverte adressée, aujourd’hui, à la direction générale de ce média public, le collectif de la Radio pour le service public évoque « une résurgence de la censure dans le traitement de l’information ».

« Les couvertures des événements liés au mouvement populaire sont scrupuleusement surveillées, écoutées, les papiers diffusés, sont repris, censurés. Des revendications plus profondes sont exprimées sans trouver d’écho », lit-on dans ce document.

Précisant que « la liberté de la presse est un principe fondamental que nous refusons de nous voir confisquer », le collectif affirme « la radio n’est la chasse gardée d’aucun pouvoir, mais au service public exclusif ».

« Il est de notre devoir d’informer. Il est de notre devoir d’accompagner ce mouvement dans son évolution. Sans accès à une information transparente justes et impartiale, il n’y a point de service public. Il est impératif que notre media soit à l’avant garde de ce qui se passe dans le pays », souligne le collectif qui tient, selon le texte, à informer et éclairer l’opinion face à cette dérive.

« Face à une volonté affichée de museler l’expression libre, nous mettons les responsables face à leurs responsabilités. Désormais, toute consigne interdisant le traitement des informations devra être signée par le directeur de l’information, de la chaîne ou de la direction générale. L’opinion a le droit de savoir qui lui refuse l’accès à l’information. La liste des personnes non autorisées à être diffusées ou invitées devra être établie dans la plus grande transparence afin que l’opinion en soit informée », précise-t-on.

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Selon la même source, « les faits doivent être recueillis ». « Manifestations, arrestations, slogans, (hormis ceux qui sont insultants, qui portent à l’intégrité, à la vie privée, qui incitent à la haine….) doivent être traités, couverts et les responsables d’éditions ainsi que le personnel de l’antenne, soutenus dans leurs démarches », ajoute-t-on.

Et d’ajouter : « Il est du devoir moral pour chacun d’entre nous d’intégrer ces principes sacrés et de veiller à leur application. Nous prenons pour témoin, les responsables de la radio nationale ainsi que l’opinion publique, qu’en cas de sanctions ou de pressions exercées sur les journalistes et l’ensemble du personnel directement ou indirectement concerné, journalistes, réalisateurs, producteurs, animateurs, nous nous réservons le droit d’envisager un durcissement de nos actions, jusqu’à observer une grève illimitée ».

Massinissa Ikhlef

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