Révélation de la révolution du sourire : Les six femmes rebelles de Kabylie

Chaque révolution enfante ses icônes. Celle du sourire n’a pas échappé à la règle. En Kabylie, six femmes ont émergé.

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Yamina Alili, avocate et coordinatrice régionale des femmes progressistes de Tizi Ouzou, est de tous les combats juridiques pour la libération des détenus politiques. Depuis que l’heure de la repression a sonné dans le pays, Yamina Alili s’est engagée corps et âme dans le soutien et l’accompagnement des détenus. Elle a fait presque les quatre coins du pays, plaidé dans plusieurs juridictions du Centre, Est et Ouest. Elle est devenue presque la coqueluche des médias. A la sortie des plaidoiries, elle est automatiquement assiégée par les journalistes qui apprécient chez elle le détail des comptes rendus.

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Samira Messouci, élue à l’APW de Tizi Ouzou, occupe une place prépondérante dans les médias et les réseaux sociaux depuis son incarcération fin juin dernier à la prison d’El Harrach. Sa photo et son nom sont omniprésents dans les manifestations en faveur des détenus. Elle est devenue une des icônes des détenus du régime militaire de Gaïd Salah. Sa rébellion au sein de la prison contre le port obligatoire d’un foulard dans le pénitencier et sa lettre adressée à l’opinion, largement diffusée dans les réseaux sociaux, ont fait d’elle un des noms qui ont marqué cette révolution du sourire

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Nabila Smail, membre active du barreau de Tizi Ouzou, est l’autre étoile montante de la révolution du sourire. Très active dans le combat pour les droits de l’homme, ses interventions et éclairages médiatiques font le buzz sur la toile. Très posée mais ferme dans ses positions, Nabila Smail est très saluée dans les réseaux sociaux et les milieux militants des droits de l’homme.

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A Béjaïa, c’est l’universitaire Hakima Sbaïhi qui ravit la vedette. présente à toutes les marches du mouvement citoyen, ses interventions ne passent pas inaperçues dans les réseaux sociaux. Elles sont même attendues et recherchées. Avec un arabe accessible, elle a su capter l’attention des jeunes internautes dans le pays. Membre actif dans le collectif des enseignants universitaires de Béjaïa, la jeune dame est toujours en tête des marches des étudiants. Son nom est associé à jamais à la révolution bougiote contre le régime maffieux.

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Sabrina Zouagui est l’autre icône révolutionnaire par cette lame de fond qui traverse la société Algérienne. Elle est enseignante à l’université de Bejaïa, membre très active dans le très dynamique collectif des enseignants universitaires, Sabrina Zouagui n’hésite pas à prendre la parole dans les différends rassemblements qui se tiennent dans les campus universitaires, à la place Said Mekbel et ailleurs. Ses interventions en faveur du pacifisme et du cadre unitaire ont fait d’elle une des valeurs sûres de la révolution du sourire. Malgré son plan de travail chargé, elle n’hésite pas à faire des déplacements aussi loin qu’elle peut pour apporter son soutien total aux détenus d’opinion. Ses éclairages postés dans les réseaux sociaux sont très suivis et appréciés. Elle est une autre révélation de la révolution du sourire.

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A Bouira, c’est la toute dynamique Massiva Boucheneb, coordinatrice régionale des femmes progressistes, qui ravit la vedette lors des marches du vendredi. Avec ses amies féministes et avec le soutien de quelques militants progressistes, elle a su braver les interdits et casser des tabous dans une ville connue pour son pesant de conservatisme. certains cercles abonnés aux temps anciens ont tenté de l’empêcher de lever des pancartes progressistes, jugées subversives de l’ordre établi. Ils ont même mené, dans les réseaux sociaux, une campagne de dénigrement sur ses actions militantes. Mais la détermination de la jeune femme et sa rage de vaincre ont fini par lui offrir un carré respectable dans la révolution en marche. Massiva Bouucheneb est saluée par tous pour son engament sans faille dans le mouvement citoyen. Elle est une des icônes du mouvement féminin dans la wilaya de Bouira.

La révolution du sourire est en progression. D’autres femmes émergeront au fil des marches , des actions militantes et des rassemblements. Les femmes sont très présentes dans les manifestations. Chacune y vient avec son lot de détermination à changer les choses et à faire bouger les lignes vers le meilleurs. Aucune d’elles ne démérite. toutes les femmes qui descendent des villages pour crier leur rage de vaincre mérite salutation et respect. Elles sont toutes source de fierté et symbole de bravoure.

Nadia Mehir

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