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Université de Bejaia : Les Enseignants tirent à boulets rouges sur le recteur.

 

Dans une déclaration rendue publique ce dimanche 6 octobre, le Collectif des Enseignants et ATS de l’université Abderrahmane Mira de Béjaia a tenu à dénoncer « l’hostilité et les entraves quotidiennes du recteur de (leur) université, suppôt local du pouvoir, aux activités de (leur) collectif : arrachage des affiches, harcèlement des membres du collectif par l’administration, interdiction d’accès à l’auditorium, mobilisation d’agents pour épier les faits et gestes des membres du Collectif ».

Dans leur déclaration, les enseignants et les ATS de l’université de Béjaia n’ont pas hésité à qualifier cette attitude du recteur de « contre-révolutionnaire ».

Le Collectif tire la sonnette d’alarme concernant « la contre-révolution externe  et les tentatives de salir la communauté universitaire ».  « Nous tenons à dénoncer avec vigueur la diffusion de la liste des coordinateurs de wilayas de l’autorité nationale indépendante des élections présidée par le dénommé CHARFI, ex-ministre de la justice sous BOUTEFLIKA. L’université de Béjaia, toujours fidèle à sa ligne révolutionnaire, ne peut être associée ni de près ni de loin à une manœuvre aussi nauséabonde et destinée à ternir l’image de l’université algérienne en général et celle de Béjaia en particulier. En effet, la désignation d’un collègue, dont le nom a été cité par toute la presse comme coordinateur de ladite autorité au niveau de la wilaya de Béjaïa, pose plus d’une question ! Puisque ce dernier dément catégoriquement le fait d’avoir été désigné à la tête de la commission de la wilaya de Béjaia, il devrait donc saisir la justice pour réhabiliter ses droits et rétablir la vérité. L’histoire retiendra alors la sincérité et l’honnêteté d’un homme », lit-on dans le même texte.

Sur d’autres volets, les enseignants et ATS ont exprimé leur colère et leur inquiétude devant la montée de la cadence de la répression et des arrestations arbitraires des militants. Ils ont réitéré leur solidarité avec les détenus d’opinion. Aussi, ils ont rappelé leur attachement à tous les principes émis dans leur déclaration-charte du 11 Mars : « Enclencher un processus constituant à travers le rejet de l’élection présidentielle du 18 avril 2019, la mise en place d’un gouvernement d’union nationale transitoire composé de personnalités compétentes politiquement, intègres et crédibles. Ce gouvernement aura comme mission d’installer une assemblée constituante à travers un suffrage universel ».

Il est important de signaler que le Collectif des enseignants et ATS de l’université de Béjaia a ouvert la tribune de l’université au débat public, tout au début de la révolution en marche. Beaucoup de personnalités politiques ont eu l’occasion d’intervenir au niveau des deux campus de l’université Abderrahmane Mira.

Par ailleurs, le constat établi par les enseignants et ATS est partagé par de nombreux étudiants activistes qui dénoncent eux aussi une multitude d’entraves. Selon des sources proches de l’Université, il semblerait que les provocations soient devenues de plus en plus courantes. « S’agit-il d’une stratégie pour la neutralisation de la communauté universitaire bougiote, fer de lance du mouvement du 22 février ? » , se demandent plusieurs observateurs avertis.

Moussa N. A

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