39ème mardi à Béjaia : le caractère pacifique de la révolution est intact

C’est sous les échos d’une grève générale très suivie dans la localité d’Aokas, située à quelques kilomètres du chef lieu de wilaya, que la marche de la communauté universitaire a débuté, ce matin à Béjaia.

Rassemblés dans l’enceinte du campus Targa ouzemmmour, les étudiants, les enseignants et les ATS ont tenu à dénoncer énergiquement l’usage des bombes lacrymogènes contre des manifestants pacifiques, par des forces de répression complètement soumises à la contre-révolution, menées par le commandement militaire et ses relais locaux.

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Avant de sortir dans la rue, les animateurs du collectif des enseignants et ATS ont réitéré le caractère pacifique de leur action cyclique en particulier et de la révolution du sourire en général.

Arrivée à hauteur du rond point A3mriw, les universitaires ont été rejoints par un tsunami humain composé de citoyens de diverses catégories et corporations.

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Sur les pancartes et les slogans, les manifestants ont innové dans l’expression du rejet total des élections de la honte du 12 décembre et de ses candidats lièvres.

La condamnation, à Tlemcen, d’un jeune à 18 mois de prison pour avoir participé à l’empêchement de la visite de Benflis a été fortement dénoncée par les marcheurs qui n’ont pas hésité de rappeler la responsabilité de ce candidat au massacre de 2001 en Kabylie.

La cause des détenus d’opinion était aussi le grand présent lors de cette énième mobilisation. D’ailleurs, les participants à la marche se sont donnés rendez-vous pour une conférence qui sera animée dans l’après midi à l’université par le très dynamique avocat Boubekeur Hamaili. Une opportunité pour mieux vulgariser la situation des détenus du Hirak et la décision de la corporation de boycotter les procès au tribunal de Sidi M’hamed.

Du côté de la classe politique, nous avons constaté la présence de beaucoup de cadres des partis politiques du pacte pour l’alternative démocratique et aussi de beaucoup de syndicalistes. Mohamed Labdouci président du bureau régional du RCD, présent parmi les marcheurs , a réitéré la position de son parti exprimée dans un communiqué rendu public hier après la violence policière de Tichy. « Notre parti dénonce énergiquement cette provocation du pouvoir du fait accompli. Les ordonnateurs d’une telle dérive doivent savoir que ni eux ni leurs relais locaux ni leurs candidats ne peuvent fléchir la détermination de la population de Bejaia la belle et la rebelle », nous a t-il déclaré.

À rappeler que la société civile locale a décidé de mener des actions quotidiennes pour plus de pression sur le pouvoir, tout en insistant sur la sauvegarde du caractère foncièrement pacifique de la révolution du sourire.

Moussa Nait Amara.

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