5e Grand Prix Assia Djebar du roman : Plus de 90 œuvres en lice

Le 5e Grand prix Assia Djebar du roman sera attribué le 5 décembre prochain. S’il nous tarde de connaître le nom du (de la) lauréat (e) de cette année, on sait que l’œuvre qui sera consacrée par le jury figure parmi les 94 manuscrits soumis au jury, présidé par Mme Aïcha Kassoul (professeur à l’université Alger 2, membre de l’ARAV et auteur) et composé de Karima Mendili (maître-assistante au département des langues étrangères section allemand à l’université d’Alger 2, Ahmed Ben Alam (journaliste et auteur), Kaci Djerbib (journaliste et poète) et Hamid Abdelkader (journaliste et auteur).

Parmi les titres en compétition figurent « Alter Ego » de Hanane Bourai (éditions Apic), « Sentiments sous anesthésie » de Mahmoud Aroua (éditions Anep), « Amsebrid » de Chabha Ben Gana (éditions Imru), « Les tranchées de l’imposture » de Saïd Saad (éditions Dar El Othmania), « La grande maison, la résurrection » de Hamid Hachelafi (éditions Tidikelt), « Tamurt yeccan arraw-is » de Sidali Lahdir (éditions Tafat), « Un jour tu comprendras » de Meriem Guemache (éditions Casbah), « Lalla N Ouerdja la révoltée » de Slimane Saadoun (Média Index), « Rhapsodie des concertants » de Youcef Tounsi (éditions Apic), « Te souviens-tu de moi ? » de Salah Chekirou (éditions El Qobia), « La rancune » de Nadjib Stambouli (éditions Casbah), « Al Ghadjar youhibouna aydhan (Les Gitans aiment aussi) La Ultima Corrida De Jose Orano » de Waciny Laredj (éditions Enag), « Une valse » de Lynda Chouiten (Casbah éditions), « NnaΓni » de Djamel Laceb (éditions Imtidad), Elias » de Ahmed Benzelikha (éditions Casbah), « Afalku n Isis n Tmurt » de Ali Hadjaz (éditions El Amel)…etc

Contrairement à la précédente édition qui a vu l’entrée en lice de 66 titres, cette année un plus grand nombre d’œuvres va concourir pour décrocher cet important prix cofinancé par l’ANEP et l’ENAG et récompensant les meilleures œuvres littéraires (en arabe, en tamazight et en français), éditées en Algérie et écrites par des auteurs algériens.

Afin de décrocher le Grand Prix Assia Djebar du roman doté d’une valeur de 700 000 dinars pour chacune des trois langues, certains éditeurs pour multiplier leurs chances, ont choisi de concourir avec plus d’un titre. C’est le cas notamment de Casbah édition qui concoure avec six œuvres, Tafat ou l’Anep avec trois titres mais encore El Amel représentée par sept œuvres…

Les éditions Barzakh qui ont décroché en 2018 le prix en langue française avec « Les yeux de Mansour » de Ryad Girod et en 2017, le même prix avec « Boulevard de l’abîme », attribué à titre posthume à l’écrivain Noureddine Saâdi sont, pour leur part, absentes de la compétition cette année.

Née à Cherchell le 30 juin 1936, Fatima Zohra Imalayène grandit à Mouzaïa, dans une famille de la petite bourgeoisie traditionnelle. Inscrite à l’école française, puis dans une école coranique privée, elle apprend à manier les deux langues dont elle va se nourrir. Brillante élève, elle obtient son bac en 1953, puis elle entre en hypokhâgne au lycée Bugeaud (aujourd’hui lycée Emir-Abdelkader) à Alger puis, une année plus tard, elle est admise au lycée Fénelon à Paris, en khâgne. A partir de 1955, elle est pensionnaire de l’Ecole normale supérieure de jeunes filles de Sèvres.

Mais durant la guerre d’Algérie, elle ne passe pas ses examens, en raison de la grève des étudiants. Passionnée d’écriture, la jeune fille choisit de noircir les pages à ses heures perdues. Il en résulte un premier roman, écrit en deux mois, intitulé «La soif», publié en 1957 aux éditions Julliard. Fatma Zohra prend le pseudonyme d’Assia Djebar à cause de ses parents et à cause de l’administration de l’Ecole. En 1958, elle déserte les bancs de l’école, se marie avec l’écrivain algérien Walid Garn (pseudonyme d’Ahmed Ould-Rouis). Avec son époux, elle va vivre en Suisse, à Tunis et à Rabat avant de rentrer en Algérie en 1962. Parallèlement à une carrière d’enseignante universitaire, elle se consacrera à l’écriture et au cinéma publiant des dizaines de romans et d’essais et réalisant des films documentaires. Traduite en plus de 20 langues, elle recevra tout au long de sa carrière de très nombreux prix et distinctions. Le 16 juin 2005, elle est élue au fauteuil 5 de l’Académie française succédant à Georges Vedel, et y est reçue le 22 juin 2006.

Assia Djebar nous a quittés le 6 février 2015 à Paris.

Kahina A.

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