Au sortir du procès des détenus amazighs, Maitre Djamel Benyoub : « Il y a un grand espoir »

Ce lundi 11 novembre, toute l’attention Algérienne est portée sur ce qui se passe au tribunal de Sidi M’hamed. Dans cette institution qui faisait jusque là l’exception dans le traitement des affaires liées au port du drapeau amazigh, le procès des 41 jeunes du Hirak s’y déroule. A l’heure où nous mettons en ligne, 7 jeunes sont déjà passés à la barre. La défense parle d’un déroulement normal des audiences.

Au sortir de la salle des procès, Maitre Djamel Benyoub, avocat de la défense, révèle que le procès s’est très bien déroulé dans sa forme. Les accusés ont eu la liberté de se défendre et les avocats ( une centaine compose le collectif de défense ) ont normalement fait leurs plaidoiries. L’avocat informe que les détenus ont affirmé qu’ils ont porté le drapeau amazigh et ils le porteront autant qu’ils peuvent du moment qu’aucune disposition pénale ne l’interdit.

Maitre Djamel Benyoub nourrie un grand espoir de voir l’issue du procès heureuse. « C’est une journée historique pour les juges. Ils ont fait une grève pour défendre l’indépendance de la justice, ils ont clamé leur attachement à ce principe cardinal, et il est temps de le prouver par des faits tangibles. Les jeunes détenus n’ont commis aucune infraction et aucun délit, le prononcé de l’acquittement doit être l’issue de ce procès », dit Djamel Benyoub à la presse.

Le procureur a requis deux ans de prison ferme contre ce premier groupe de détenus. Les juges se sont retirés pour délibérations. Le jugement sera prononcé sous peu.

Chabane Bouali

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More

%d blogueurs aiment cette page :