Bouira, 38e vendredi, les citoyens persistent : « Pour un État civil et non militaire »

La marche du 38e vendredi de contestation du régime en place a commencé sous une pluie fine mais s’est déroulée par la suite sous un temps assez clément.

Cela n’a pas empêché la mobilisation habituelle. En effet, les citoyens de la région de Bouira étaient impressionnants par leur nombre mais aussi par leurs slogans revendicatifs

« Indépendance », « pas de vote », « Etat civil et non militaire », « les généraux à la poubelle », «Algérie libre et démocratique » ont été sortis avec rage de la poitrine des manifestants qui criaient à qui « pouvait » et/ou ne voulait les entendre qu’ils resteront dans la rue jusqu’au départ de tous les symboles du régime : « sanassir sanassir, hata yahdut ttaghyir ».

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Confirmant le système planificateur des élections présidentielles du 12 décembre dans son « statut d’illégitime et d’illégal », les marcheurs les voient mal organiser un scrutin dont dépendra l’avenir du pays et de générations. De ce fait, ils rejettent tout vote avant une transition démocratique de rupture qui remettra l’Algérie sur rail.

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Les otages du système dont il est exigé la libération immédiate, détenus dans les prisons algériennes, depuis 05 mois pour certains, sont salués comme des héros.

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A mi-chemin entre la place des martyrs, lieu d’où s’ébranle la marche, et l’esplanade de la maison de la culture Ali Zamoum, endroit où la procession prend fin, les citoyens ont observé une minute de silence en hommage aux 12 djounoud assassinés à Tipaza. Un geste pour « distinguer entre les éléments de l’ANP et ses chefs  et remettre les pendules à l’heure », diront des citoyens .

Slimane Chabane

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