Bouira : Les étudiants dénoncent la condamnation injuste et arbitraire de détenus

Le 38éme mardi de protestation des étudiants a coïncidé avec la condamnation injuste, hier à des peines de prison, des détenus de la révolution du 22 février.

Consternés et en colère, les marcheurs ont dénoncé avec une rare violence une justice à deux vitesses et un verdict propre au tribunal de Sidi M’hamed.

En effet, alors que d’autres tribunaux algériens (Chlef, Annaba …) ont acquitté des manifestants porteurs de drapeaux amazighs, celui d’Alger se singularise par des peines très sévères qui ne se basent sur aucune disposition du code pénal. « je défie quiconque de me citer un article qui interdit le port du drapeau amazigh » dira un avocat présent à la marche de ce mardi 12 novembre 2019.

Devant la cour de justice de Bouira où ils ont observé une halte, les étudiants ont apostrophé les juges et dénoncé la « justice du téléphone instrumentalisée » pour casser un mouvement populaire qui a résisté pendant 09 mois à toutes sortes de manipulation, provocation et noyautage.

Les élections programmées le 12 décembre prochain ne sont pas en odeur de sainteté des marcheurs, voire perçues comme « un danger pour l’Algérie. »

Les étudiants se sont engagés à continuer le combat jusqu’à l’aboutissement des revendications de la révolution du 22 février et ont qualifié le « Hirak de devoir national. » Un devoir dont ils comptent bien s’acquitter.

Slimane Chabane

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