Bouira, une ville pleine : « la révolution doit aller jusqu’au bout »

La ville de Bouira « était pleine » de manifestants aujourd’hui 37 éme vendredi de mobilisation pour un changement radical du système et une rupture d’avec ses pratiques et ses clans.

Les manifestants, contrairement aux autres vendredis où ils pouvaient se déplacer à l’aise grâce à l’espace entre eux, avancent difficilement et avec gène tellement la foule était compacte et serrée de bout en bout ce 01 novembre 2019.

L’image contient peut-être : une personne ou plus, foule et plein air

Décidés à ne pas s’arrêter jusqu’au triomphe de la révolution du 22 février, les citoyens ont salué, à l’occasion de ce 65 éme anniversaire du 01 novembre 1954, les héros de la lutte anticoloniale qu’il faut réhabiliter ainsi que les otages détenus par la pouvoir dont ils ont exigé la libération immédiate et sans conditions ni chantages.

Rappelant et insistant sur le caractère pacifique des marches malgré les provocations du régime, les marcheurs ont dénoncé la gestion du pays par le pouvoir réel . « On ne gère pas un peuple avec des rangers et une casquette » peut-on lire sur des pancartes et affiches.

Les citoyens ont compris que dans l’actuelle mobilisation du peuple il y a des raisons de ne pas désenchanter  : « le peuple ne s’arrêtera pas, il n’y aura pas d’élections, la révolution doit aller jusqu’au bout.»
Une transition démocratique pour un nouveau départ pour l’Algérie, le rejet des élections du 12 décembre dont l’objectif est de recycler le système et un Etat civil et non militaire ont constitué la pierre angulaire de la marche de ce 01 novembre 2019 qui renvoie à l’autre 01 novembre de 1954. Une révolution qui continue

Slimane Chabane

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