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Campagne électorale : des œufs pour Bengrina à Alger et des « dégage ! » pour Benflis à Tlemcen

Comme il fallait s’y attendre, la campagne électorale pour la présidentielle contestée du 12 décembre prochain débute sous-haute tension. Les cinq candidats à la présidence de la république ont eu, enfin, le vrai contact avec les électeurs qu’ils veulent convaincre d’aller voter le jour J.

Et c’est l’humiliation ! En effet, l’islamiste Abdelkader Bengrina qui a choisi de donner le coup de starter de sa campagne à Alger, n’a pu mener sa campagne de proximité en dépit de la sécurité renforcée à laquelle il a eu droit.

Devant se lancer dans le bain de la campagne devant le siège de la wilaya d’Alger, l’ancien ministre sous Bouteflika a dû quitter les lieux précipitamment. Des dizaines de citoyens hostiles à la mascarade électorale l’ont accueilli avec des slogans anti-élection et l’ont obligé à prendre ses jambes à son cou.

« Klitou leblad y saraqine (vous avez tout bouffé) » et « makench el vote y a shab l’casse-croute (il y aura pas de vote, mangeur de casse-croute) », lance à son adresse les contestataires.

Un groupe de citoyens se sont rassemblés aussi devant son QG de campagne et ont jeté des œufs sur son poster accroché sur le balcon.

Le candidat Ali Benflis a eu aussi droit à la même douche froide à Tlemcen, à l’extrême Ouest du pays. Le président du parti, Talaie El Hourriyat, a été accueilli par des cris de « Benflis dégage ! ».

Plusieurs centaines de personnes, dont des étudiants de l’université de Tlemcen, se sont, en effet, rassemblées devant la Maison de la culture de la ville où il devait animer son premier meeting électoral.

« H’na ouled Amirouche, marche-arrière ma nwelouch (Nous sommes les enfants du (martyr) Amirouche, on ne va pas faire machine arrière) », lancent les protestataires. Et d’ajouter : «Dites-lui (à Benflis) qu’il n’y aura pas de vote à Tlemcen ».

Les manifestants réclament aussi la libération des détenus d’opinion, dont le moudjahid Lakhdar Bouregâa. « Vous emprisonnez les moudjahidine et vous appelez au dialogue. Quelle honte ! », lancent encore les manifestants qui ont assiégé le siège de la maison de la culture.

Selon certains internautes, la police présente en force sur les lieux a procédé à de nombreuses arrestations parmi les manifestants opposés aux élections.

Massinissa Ikhlef

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