Festival international du cinéma d’Al Qods : Lancement symbolique à partir d’Alger avec « Jaffa Oum Ghrib »

La 4e édition du Festival international du cinéma d’Al Qods inaugurée le 28 novembre à Ghaza a été, aussi, symboliquement, lancée à partir de douze capitales arabes dont le Liban, la Tunisie, l’Egypte, le Soudan…etc

Connectée à cet événement auquel elle participe avec trois productions, l’Algérie a, elle aussi, pris part à cette ouverture symbolique à partir d’Alger avec la projection, à la Cinémathèque algérienne, sise rue Larbi Ben’M’hidi à Alger,du film documentaire « Jaffa Oum Ghrib »de Raed Duzdar.

Ce film d’une durée de 68mn est construit autour de témoignages d’habitants de cette importante ville palestinienne, avant la Nakba de 1948. La plupart des intervenants interrogés par le réalisateur palestinien sont nés et ont vécu à Jaffa avant la Nakba. Aujourd’hui, la plupart vit dans la diaspora palestinienne. Ces protagonistes partagent et croisent leurs histoires et leurs souvenirs, couvrant ainsi les aspects les plus importants de la vie à Jaffa avant la Nakba.

Outre cette mémoire vivante, le film qui fait appel à des archives photographiques et des documents historiques, tente de reconstruire visuellement la ville de Jaffa avant la Nakba avec ses quartiers, ses marchés, sa vie sociale, culturelle et sportive. Mais aussi ses cinémas, ses cafés, ses écoles et…son commerce d’agrumes !

Dans la dernière partie du film, le réalisateur explique comment les familles en sont arrivées à prendre l’amère décision de quitter leurs maisons, leurs terres et leur ville en raison des batailles et des massacres.

Au cours de cette projection, le coordinateur du festival en Algérie, le réalisateur Salim Hamdi, a fait savoir que ce geste symbolique venait en soutien au peuple palestinien. Il a, par ailleurs, salué le courage des organisateurs qui ont tenu à ce que le festival se déroule dans une ville palestinienne « malgré les conditions extrêmes d’organisation ».

A noter que ce festival qui s’ouvre aujourd’hui à Ghaza et qui devra s’y tenir jusqu’au 4 décembre prochain, sera rehaussé par la participation d’une douzaine de pays arabes dont le Liban, la Tunisie, le Qatar, l’Egypte, la Mauritanie…. Concernant l’Algérie, elle sera en lice avec trois productions récentes, à savoir « Les sept remparts de la citadelle » d’Ahmed Rachedi, « Irfane » de Salim Hamdi et « Mounia », court métrage documentaire réalisé par Abir Akakza.

Adapté du roman éponyme de Mohamed Maarfia, le film d’Ahmed Rachedi confronte deux perceptions de l’attachement à la terre des ancêtres : celle de Thebti (Hassan Kechache), fils de paysans algérien, chassé de ses terres par l’occupant colonial et celui de Julien (Jean Christophe Rauzy), attaché à ces mêmes terres arrachées par la force à leur propriétaire originel.

De son côté, Salim Hamdi, nous présente, dans « Ifrane » une histoire avec une double narration, à savoir le récit de Yamina la moudjahida (Chafia Boudraâ) et celui de son petit-fils, de sa fiancée et leurs amis, des jeunes au talent avéré mais sans aucune vision d’avenir.

Le court métrage documentaire « Mounia », est également en compétition, alors que le film « Curse within shadows » de Imad Ghedjati sera projeté dans la catégorie des films amateurs.

Kahina A.

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