- Advertisement -

Le 39ème vendredi à Béjaia : « Gloire aux détenus et honte aux juges »

La 39ème mobilisation à Béjaia a été marquée par la colère citoyenne devant les lourdes condamnations prononcées contre 42 détenus d’opinion, au tribunal de Sidi M’hamed surnommé par le génie populaire  « le tribunal de Sidi El Gaid ». Le slogan « Qodhat Sidi M’hamed, Ya3bdou f El Gaid » a été fortement scandé.

Un Tsunami humain a occupé l’esplanade de la maison de culture Taous Amrouche pour exprimer une colère légitime devant la soumission des juges à une dictée politique qui leur a fait oublier tout leur cursus de formation en la matière. « À quoi servent les études en droit ? », s’interrogeait un citoyen très affecté par les condamnations arbitraires.

Tout au long de l’itinéraire de la marche, les manifestants ont réitéré leur détermination à faire barrage aux présidentielles du 12 décembre, en dépit de toutes les manœuvres diaboliques du pouvoir.

« Les élections que prépare le pouvoir sont la ligne de démarcation entre le patriotisme du Hirak et la traîtrise des résidus du système », nous a affirmé un manifestant.

Il n’y a pas plus visible dans la marche d’aujourd’hui que cette évidence qui confirme qu’aucune élection n’est possible dans cette Wilaya avant une période de transition qui consacrera un processus constituant.

À Béjaia, « Ulac lvot ulac » est loin d’être un slogan sans lendemain mais une réalité qui s’impose chaque vendredi et chaque mardi.

Sur un autre volet, l’adoption de la loi sur les hydrocarbures par les députés de l’allégeance a été énergiquement dénoncée par les manifestants.

La cerise sur le gâteau pour ce vendredi 39, était la présence d’un groupe de porteurs de drapeaux amazighs venants de la Wilaya de M’sila en signe de solidarité avec les détenus de l’emblème de l’identité commune de tous les Algériens.

Avant de se disperser dans le calme, nombreux sont les militants et les observateurs avertis connus pour leur dévouement à l’esprit de la révolution du sourire qui ont lancé des appels à continuer le combat de la manière la plus pacifique et d’éviter de tomber dans le jeu des provocations du pouvoir.

Moussa Nait Amara

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More

%d bloggers like this: