Le RCD dénonce une tiédeur de l’engagement du pouvoir en faveur de tamazight et salue la réparation du déni identitaire par l’UA

La création d’une commission de la langue amazighe au niveau de l’union Africaine, sous l’égide de l’académie Africaine des langue, le 30 octobre dernier, à Addis Abeba, est salué par le RCD.

Dans un communiqué signé par Nora Ouali, secrétaire nationale chargée des relations avec les pays nord-africains, le RCD considère cette reconnaissance africaine de Tamazight, une de ses langues ancestrales, comme une réparation d’un déni et une « avancée qui préfigure aussi de la fin de la falsification de l’histoire millénaire et du déni de l’identité des pays nord africains ». Le RCD profite de cette occasion rendre hommage « aux militants, particulièrement, algériens et marocains dont leurs longs combats pour la cause amazigh et la démocratie ».

Le RCD fait, dans son communiqué, un parallèle distinctif entre les avancées notables de Tamazight au Maroc et les tergiversations politiques dans la concrétisation du rêve populaire amazigh en Algérie. « Au Maroc, la cour constitutionnelle, après de longues années, a fini par valider la loi organique fixant le caractère officiel de la langue Amazighe ainsi que les modalités de son intégration dans les institutions de l’état et dans les domaines publics. Pour rappel, l’officialisation de la langue Amazighe chez nos voisins de l’ouest a été arrachée dans le sillage du mouvement du 20 février, en 2011. Chez nous l’officialisation de tamazight dans la constitution de 2016 tarde à donner un élan déterminant à son introduction dans les écoles, les institutions et les espaces publiques malgré l’ancrage social considérable du combat qui a longtemps porté la revendication. La promulgation de la loi organique devant compléter et mettre en œuvre les dispositions n’a pas encore vu le jour », lit-on dans le communiqué du RCD.

Le parti progressiste pointe dans son document « une tiédeur de l’engagement des pouvoirs publics » et en veut pour preuve « le nombre dérisoire d’ouvrages, dans cette langue, exposés lors du SILA 2019 ».

« A la faveur de la révolution du 22 février 2019, l’appropriation populaire d’un fondement essentiel de son identité ouvre la voie à une prise en charge sérieuse de la réhabilitation de notre histoire, notre mémoire et notre identité dans un système politique basé sur la liberté, l’égalité en droits et la démocratie », conclut le parti progressiste.

Abdelhamid Laibi

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