Les Bouiris répondent aux provocateurs : « Bouira ne sera pas un laboratoire pour les plans du système »

A Bouira, ce 41 éme vendredi et 48 heures après les provocations contre des manifestants pacifiques, la sérénité a prévalu. Mais la lucidité aussi de sorte que l’immense foule qui a marché ce 29 novembre a tenu à (re)mettre les pendules à l’heure de la révolution du 22 février et de son caractère pacifique et rassembleur.

La première banderole qui attire l’attention au milieu de l’interminable procession, c’est celle où on peut lire, en guise de réponse aux adeptes de la violence et autres supplétifs du régime « Bouira ne sera pas un laboratoire pour les plans (diaboliques) du système. »

« Faqu » diront de nombreux marcheurs et il est clair que la parenthèse de mercredi est fermée. Toutefois, les citoyens n’oublient pas la provocation du « lièvre Benflis » qui a été responsable du sang innocent qui a été versé à Bouira.

Ce vendredi du 9éme mois de mobilisation, les slogans touchant à la philosophie du mouvement populaire et citoyen tels que « silmia, di telwit, pacifique » ont été, encore une fois, à l’honneur. De même que ceux politiques, relatifs à la nature de l’Etat décrété (civil) par les Algériens, au départ du système à sa tête Gaid-Salah ainsi que l’impossibilité de laisser se tenir le scrutin « mortifère » du 12 décembre prochain.

Devant le siège de la kasma du FLN, le slogan « FLN khawana » a résonné durant plusieurs minutes avant que la foule ne reprenne la marche.

Les portraits des détenus politiques ainsi que ceux des 05 chefs historiques de la guerre de libération nationale ont été arborés avec fierté. Un pic d’honneur, cependant, pour le légendaire Amirouche auquel s’identifient, à chaque fois, les manifestants avec le slogan : « Hna ouled Amirouche, marche-arrière, ma nwelluch » (nous fils d’Amirouche, nous ne reculons pas.)

Ce vendredi, la ville de Bouira était pleine de citoyens mais elle a surtout débordé de citoyenneté.

Slimane Chabane

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