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Les jeunes condamnés à un an de prison dont six mois ferme : Le choc et la colère

Choc, indignation et colère. La réaction des familles des détenus, de la défense et des citoyens présents au tribunal de Sidi M’hamed ne pouvait être autrement devant l’injustice qui a frappé les jeunes porteurs de du drapeau amazigh. Contre toute attente, le tribunal a condamné 202 jeunes, arrêtés cet été, à un an de prison dont six mois ferme et il a renvoyé les dossiers de 20 autres au 18 novembre. « Un arbitraire juridique », commente un des avocats de la défense.

« En condamnant les jeunes porteurs du drapeau amazigh à la prison ferme pour des faits qu’aucun article de loi ne condamne, les juges ont signé leur acte de soumission au désirs de répression du pouvoir exécutif », dit un autre avocat remonté contre cette façon exceptionnelle de rendre l’injustice. « Les juges devaient prémunir coute que coute l’appareil judiciaire contre toute poursuite éventuelle pour détention abusive de plusieurs mois, alors ils ont assuré les arrières avec six mois fermes », explique un citoyen au bout de la colère.

« Tous ces procès, sont politique. Point à la ligne. Il n’y aucune référence juridique qui les justifie », dénonce, quelques minutes après le verdict, le porte-parole du parti des travailleurs (PT), Ramadan Tazibt. « On ne libère pas des hommes libre. Ces jeunes sont des hommes libres. Vous ne pourrez pas casser l’espoir et la révolution continue », lance, pour sa part, l’avocate Aouicha Bakhti.  

Les réactions à cette décision injuste se multiplient depuis ce matin. Sur les réseaux, des citoyens de divers horizons dénoncent. «La condamnation des jeunes détenus du hirak est une provocation et un non non-sens. Certaines juridictions les acquittent, d’autres les mettent en prison pour le même motif. Le jeu malsain du pouvoir se fait sur le dos de notre jeunesse. La justice continue à être instrumentalisée. Mon soutien aux détenus et à leurs familles », écrit le président du parti Jil Jadid, Sofiane Djilali sur sa page Facebook.

Pour le vice-président de la LADDH, Saïd Salhi, le « tribunal Sidi M’hamed à Alger; il fait l’exception ». « La justice en prend un coup, les magistrats aussi », affirme-t-il dans un post sur page Facebook.

Les 20 autres jeunes comparaitront le 18 novembre devant la même juridiction et pour les mêmes chefs d’inculpation. Dans le milieux révolutionnaire, on a cessé de cultiver un quelconque espoir quant à l’issue tragique de tels procès. Les juges ont donné le la hier soir et la partition restera fidèle aux notes dictées par le pouvoir politique en place.

Chabane Bouali / Massinissa Ikhlef

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