Par millions, les Algériens réclament leur indépendance

Il est difficile d’estimer le nombre de manifestants sortis comme un seul homme dans tout le pays dire leur soif de liberté et leur besoin d’indépendance. Le chiffre, comme disait Fernandel dans un de ses films, est tout simplement imprononçable. Partout la foule est compacte, les slogans forts et la détermination d’en finir avec ce régime maffieux est immense.

A Alger, jamais les rues et places n’ont accueilli autant de monde. Même pas le jour de l’indépendance du pays. Une indépendance du reste confisquée par des bandes successives. Le général Gaïd Salah est traité de tous les noms par une jeunesse qu’aucune répression aussi brutale soit-elle ne peut contenir. Le drapeau amazigh a flotté dans toutes les rues et sur plusieurs balcons. Les détenus d’opinion qui croupissent dans les geôles infâmes du régime sont salués par tous. Mohcine Belabbas, président du RCD, est porté sur les épaules d’une jeunesse déterminée. A El Madania, les officiels ont rasé les murs loin du peuple pour déposer à Maqam Echahid une gerbe de fleurs, achetée à double prix sur le compte du trésor public, en faux hommage aux  martyrs qu’ils ont tout le temps trahis.  

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Les détenus d’opinion au cœur de la manif de ce 1er novembre

Dans les autres villes, de l’est à l’ouest, du nord au sud, la mobilisation populaire pour le recouvrement de l’indépendance est la même. Dans toutes les villes, les slogans anti-pouvoir sont de la même intensité. Avec la même ferveur, le peuple Algérien a rejeté les élections, le contenu du discours de Gaïd Salah et tout ce qui émane de la bande au pouvoir. Avec le même enthousiasme, le peuple Algérien a réclamé partout son indépendance, sa liberté et sa souveraineté.

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Mobilisation historique de la communauté Algérienne à Paris

Même la communauté Algérienne s’est fortement mobilisée. Une marrée humaine a envahi la place de la république et la place de la Bastille. Pour un moment, il était même impossible d’avancer d’un pas sur le boulevard Beaumarchais qui fait la jonction entre les deux places. C’est dire l’immensité de la mobilisation de la diaspora pour le recouvrement de l’indépendance et le rejet total du régime en place à Alger.

Arezki Lounis

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