Ses partisans pris à partie dans plusieurs wilayas : Le pouvoir dans une véritable impasse

Le pouvoir réel est pris dans son propre piège. Son entêtement à tenir une présidentielle contre l’avis de la majorité des Algériens qui exigent une véritable transition démocratique, risque de lui être fatal.

Des signes de son échec commencent à apparaitre. Outre le renforcement de la mobilisation du mouvement populaire et son incapacité à trouver des manifestants pour organiser ses marches en faveur de ce scrutin, il bute désormais sur une réaction inattendue des opposants aux élections.

Ces derniers n’hésitent plus, en dépit de la répression policière, à empêcher ces simulacres de marches que la télévision publique couvre systématiquement. C’était le cas aujourd’hui, dans plusieurs villes du pays. Le rapport de force en faveur des élections voulu par les tenants du régime est définitivement compromis.

Dans le but de reproduire le même scénario que celui de la semaine dernière où des marches et des rassemblements de quelques dizaines de personnes ont été organisés dans certaines régions, les partisans des élections ont été sérieusement malmenés, ce samedi 16 novembre.

En effet, à Oran, à Sidi Belabbas, à Tebessa, à Constatine et à Bordj Bou Arreridj, les manifestations des partisans des élections ont été écourtées. Des dizaines de citoyens opposés à la prochaine mascarade électorale se sont imposés . Ils ont hué et raillé les partisans de Gaïd Salah, les obligeant à quitter les lieux.

« Djabouhoum men zaouia, 3tawlhoum teltemya (Ils les ont ramené des zaouias en leur donnant 3000 DA) » et « makench le vote ya shab l’casse-croute (il n’y aura pas de vote espèce de vendus) », lancent les anti-élections à Oran.

Dans cette ville, le nombre de manifestants anti-élection était largement supérieur à ceux des partisans du pouvoir qui ont été contraints à quitter les lieux aussitôt arrivés. Excédés, les agents de police, chargés de veiller sur ce rassemblement, ont précédé à de nombreuses arrestations parmi les contestataires.

Même scénario à Tebessa. Dans cette ville de l’est du pays, selon des témoins, les pros Gaid Salah ont même jeté les drapeaux qu’on leur a donné, avant de prendre la fuite. « Nous avons récupéré ces drapeaux. Les cachiristes les ont jeté par terre », affirme un citoyen de cette wilaya.

Les partisans de la présidentielle ont été aussi pris à partie dans d’autres villes où les activistes pro-hirak ont démenti les allégations de leurs adversaires qui tentent de faire croire que le hirak est contre l’institution militaire. « Non, l’armée nous appartient. Ce sont ces chefs que nous dénonçons », affirment les manifestants qui s’expriment dans des vidéos postées sur les réseaux sociaux.

Selon des témoins sur place, les deux parties se sont adonnées à des échanges d’accusations et ont même failli en arriver aux mains. L’avant gout de la campagne électorale qui s’ouvrira, demain dimanche 17 novembre, est connu…

Massinissa Ikhlef

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