XVIème DIMAJAZZ : Programme éclectique

Le Dimajazz rempile pour une 16ème édition haute en couleurs. Une nouvelle qui devrait réjouir les très nombreux aficionados de ce style de musique qui, une fois l’an, retrouvent lors de ce rendez-vous, quelques-unes des plus grandes pointures du jazz national et international.

Cette année donc, du 12 au 16 novembre, la manifestation qui, comme à son accoutumée, se déroulera au Théâtre régional « Mohamed Tahar Fergani » de Constantine mettra en scène des artistes de renommée mondiale et d’autres qui espèrent se frayer une place dans le sillage des premiers.

C’est à l’artiste algérien Ahmed Djamil Ghouli alias Djam que reviendra l’honneur d’ouvrir le bal le 12 novembre à partir de 20h. Auteur, compositeur et interprète de musique actuelle algérienne, né à Alger en 1985, Djam débute dans la musique à l’âge de 14 ans, encouragé par sa maman. En 2004, à l’occasion d’un tremplin musical organisé dans son université, Djam interprète de sa voix si particulière quelques titres du répertoire gnawi qui font mouche auprès de l’assistance. Quelques temps plus tard, il crée le groupe Dj mawi Africa. C’est le début d’une carrière sous les feux des projecteurs avec la sortie de plusieurs albums suivis de concerts partout à travers le monde (Burkina Faso, Egypte, Inde, Mali, Sénégal, Brésil, France, Canada, Zanzibar,Cameroun, Italie, Maroc, Tunisie, Soudan, Croatie etc.)

Installé en France depuis 2015, Djam s’inscrit à l’université de Paris VIII pour un diplôme en musicologie. Entre-temps, il met fin à l’aventure Dj mawi Africa pour tenter une carrière solo. Il donnera naissance à un premier opus de 16 titres intitulé ZDELDEL et disponible sur toutes les plateformes digitales.

Pour la seconde soirée, le public aura rendez-vous à partir de 19h30 avec Ecca, un quartet tout droit venu de la région lyonnaise qui propose un répertoire de jazz manouche de très belle facture. Il sera relayé sur scène dès 21h par Ayilé, un artiste d’origine franco-togolaise dont la musique est au carrefour de l’Afrique et de l’Occident. Avec sa voix suave et sa musique inspirée, il nous entraîne dans un univers personnel où toutes les émotions sont mises à nu.

Creatures of the wind (Les créatures du vent) et Grooz donneront rendez-vous au public pour la troisième soirée. Porteur de la tradition gnawa héritée de son père Maâlem Mejbar et de ses oncles de la Gaâda Diwan Bechar, Abdelhak Benmedjebari sera sur scène avec son groupe « Grooz » pour nous proposer « un spectacle dynamique où viennent se greffer des rythmes reggae, blues, rock et jazz au répertoire traditionnel. Grooz… une culture ancestrale célébrée avec une modernité percutante ».

Pour l’avant-dernière soirée, sont attendus le groupe AVC (Astral Vibes Conspiracy), une formation de quatre musiciens, de différentes cultures et nationalités (Algérie et Liban), créée en 2016 en Algérie. Depuis, les Algériens Oussama Becissa (Oud), Mohammad Amaidia (Gumbri), Younes Kati (batterie et percussions) et le Libanais Ramy Maalouf (flûte traversière) jouent sur scène un jazz épicé à la sauce nord- africaine avec une pointe orientale et africaine. Du pur plaisir !

Se produisant en 2e partie de la soirée, les « Duoud » ou « les enfants terribles du oud » est un duo composé par Jean-Pierre Smadja, né en Tunisie, connu pour ses nombreux albums sous le nom de Smadj et Mehdi Haddab, né en Algérie, leader de Speed Caravan. Leur musique est un savant et non moins savoureux mélange de sonorités nord-africaines, associées aux dernières technologies occidentales.

Pour la clôture, la cerise sur le gâteau s’appelle Wonder Collective (Woko). Cette formation très haute en couleurs (Tribute to Stevie Wonder), a vu le jour en 2014 à l’initiative du chanteur Pierric Tailler, fan inconditionnel de la légende américaine Stevie Wonder. Pour ce « tribute », il s’est entouré de musiciens talentueux, formés dans le Département Jazz de l’ENM de Villeurbanne. Ensembles, ils interprètent sur scène le répertoire de leur idole avec un style très particulier. A voir !

A noter que l’entrée est à 500 DA et que les billets sont vendus au niveau du TR Constantine.

Kahina A.

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