41ème mardi à Béjaia : Énième rejet des élections du 12 décembre.

Pour ce mardi ensoleillé et frais, la ville de Bejaia a vibré, encore une fois, sous le signe d’un rejet massif et total des élections du 12 décembre. La communauté universitaire soutenue par la société civile a réussi une très forte mobilisation citoyenne et a donné la preuve que le caractère pacifique de la révolution du sourire est irréversible.

Le coup d’envoi de la marche a été donné, comme d’habitude, à partir du campus Targa Ouzemmour, sous les cris de « Silmiya silmiya, Béjaia Hadharia » ( pacifique pacifique, Béjaia civilisée ).

À travers les slogans criés et les pancartes arborées tout au long de l’itinéraire de la marche, il est tout à fait clair que le sort de la mascarade électorale du 12 décembre est définitivement scellé au niveau de toute la wilaya de Béjaia. La richesse artistique des chants entendus renseigne sur la bonne santé de la créativité de la révolution en marche.

Sur le volet politique, les slogans appelant à une période de transition démocratique et à un processus constituant se sont multipliés.

Une image qui témoigne de l’ancrage populaire de cette alternative portée par le forces démocratiques dont les cadres et les militants étaient fortement présents parmi les marcheurs.

Des carrés formés par des syndicats ont scandé des slogans favorables à l’appel à la grève générale du 8, 9, 10 et 11 décembre.

Une minute du silence à la mémoire du journaliste Said Mekbel, assassiné par les hordes terroristes le 3 décembre 1994, a été observée au niveau de la place qui porte son nom. À Béjaia, la communion entre le peuple et les idéaux démocratiques incarnés par ce journaliste qui symbolise la résistance citoyenne contre le terrorisme islamiste et le pouvoir en place est une réalité avérée. La double rupture est assumée sans aucune ambiguïté.

Cette nouvelle mobilisation s’est soldée par un énorme rassemblement devant le palais de justice pour réitérer la solidarité citoyenne active avec les détenus d’opinion mais aussi pour se moquer de la pièce théâtrale que le pouvoir tente d’organiser dans un tribunal pour dire qu’il fait le procès de la corruption.

« Une 3issaba peut-elle juger une autre », s’interrogeait un citoyen en réponse à notre question concernant cette instrumentalisation de la justice pour des desseins électoralistes machiavéliques .

Moussa Nait Amara.

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