Bouira : La population rejette le système militaro-policier, ses élections, son gouvernement, sa « quincaillerie » …

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Dans une importante marche aujourd’hui à Bouira, 42 éme mardi des étudiants, les marcheurs (étudiants et population) de la région ont rejeté tout ce qui symbolise le régime en place depuis 1962. Elle n’a cessé de scander, durant tout l’itinéraire de la longue procession, les slogans hostiles au pouvoir réel. « Dégage, dégage, dégage » criaient les marcheurs.

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Qu’il s’agisse du système militaro-policier, de ses élections, de son gouvernement, de « sa quincaillerie », les étudiants et les citoyens les rejettent tout en bloc, sans aménagement, ni faire dans le détail.

Les marcheurs n’ont été d’aucune indulgence avec tous les affidés et autres appuis du pouvoir. Devant la radio régionale de Bouira, c’est le slogan « sahafa chiyatin » (la presse lèche-botte) qui revient, devant le tribunal et la cour, c’est « la justice du téléphone » qui est pointée du doigt alors que la répression a été dénoncée devant les sièges des suretés urbaines et de la gendarmerie nationale. Au niveau des sièges des deux partis piliers du régime (FLN et RND), les insultes fusent de toutes les bouches.

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Un régime qui a ruiné le pays, « sinistré l’école », « clochardisé la société », jeté en prison les meilleurs de ses cadres, exilé les élites, ponctionné illégalement les salaires des travailleurs … ne peut ni s’amender ni prétendre encore à continuer à gérer l’Algérie et diriger ses institutions. Le peuple a dit son mot et, depuis le 22 février, continue son combat contre une dictature qui lui a confisqué son indépendance en 1962.

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Un combat qui ne peut qu’être couronné de succès au vu de l’opiniâtreté et de la constance des citoyens algériens qui sont restés mobilisés depuis plus de 09 mois.

Le rejet des élections prévues le 12/12 a été le clou de la manifestation de ce mardi 10 décembre et là tout le monde est d’accord sur le danger que le dit scrutin présente pour la Patrie. Il n’est donc pas question de le laisser tenir ces présidentielles.

Slimane Chabane

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