Bouira, les étudiants pour une grève générale nationale

Les étudiants des différents instituts de l’université Akli Mohand Oulhadj de Bouira ont marché, hier vendredi, à 09 jours des élections présidentielles prévues le 12 décembre prochain. Elections dont ils ont réitéré le rejet dans un seul élan et d’une seule voix.

Tout au long de l’itinéraire de leur défilé, les universitaires n’ont cessé de scander « isqat el vot, wageb watani (faire échouer ces élections est un devoir national) car à leurs yeux, le scrutin du 12 décembre présente « un danger pour l’Algérie. »

Sur la même lancée, les marcheurs ont approuvé l’appel à « une grève générale nationale pour faire tomber le système » (idrab 3am watani hata yasqut nnidam) ont-ils scandé.

Devant la sourde oreille du pouvoir réel en Algérie, le commandement militaire, les étudiants ont appelé à « la désobéissance civile », ultime moyen d’éviter le pire pour la nation.

Les citoyens, qui ont rejoint les étudiants à l’endroit habituel, la cité ouest, ont aussi appelé à « une grève générale nationale » afin de régler une fois pour toutes le problème de la gouvernance en Algérie.

Tous ensemble, étudiants et citoyens, pendant tout la durée de la procession scandaient « mettez-nous tous des menottes, il n’y aura pas de vote. » Une allusion claire aux multiples arrestations et à leur accélération sur tout le territoire national, ces derniers jours d’avant les élections que les étudiants ont dénoncées avec force.

Slimane Chabane

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More

%d blogueurs aiment cette page :