Bouira : Les marcheurs n’accordent aucune légitimité à Tebboune

Les marcheurs de ce 45 éme mardi de mobilisation et de contestation du système en place depuis 1962 continuent de n’accorder aucune légitimité à Abdelmadjid Tebboune. « Ulac ulac echer3iya » (il n’y a pas de légitimité) scandaient les manifestants aujourd’hui dans une marche qui a réuni étudiants et citoyens au niveau de la ville de Bouira. Les discours à partir des casernes sont aussi dénoncés « barakat tehdidat lcasernat » (assez des menaces à partir des casernes.)

Contestant tout le système en place depuis « 57 ans de régime militaire alors que nous le voulons civil » (57 ssna 3askaria, wahna hebin-ha madania), les citoyens ont exprimé de fort belle manière leur étonnement de se retrouver après une pseudo élection avec 08,14 % de participation (selon des sources dignes de foi) avec « un Tebboune après un Bouteflika, où est la justice ? Où est la loi ?» (warrahi l3adala, warrah lqanun, nehina Boutef, djabuna tebboune.) Ce dernier est également cité pour une de ses premières décisions/déclarations relatives au prix de la pomme de terre : « 10 ch’hur thawra, djabu « Raïs » yahki 3al khudra » (Après 10 mois de révolution, on nous ramène un « Raïs » qui parle de légumes. »

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Au sujet des centaines de détenus qui croupissent toujours dans diverses prisons du territoire national, les étudiants dénoncent que (les héros soient détenus, les opportunistes candidats et les voleurs primés), dit autrement dans une langue algérienne ; « zzu3ama sedjnu-hum, lkhawana rach’hu-hum wa serraqin karmu-hum. »

A la fin de la marche, et rassemblés au niveau de la place des martyrs, lieu du départ de la procession, les manifestants ont réaffirmé le caractère pacifique de la révolution du 22 février et souhaité « bonne année 2020 au Hirak. »

Slimane Chabane

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