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Bouira, : Samira Messouci accueillie avec ferveur

Aujourd’hui, la place des martyrs de la ville de Bouira, pavoisée aux couleurs de la révolution du 22 février, était noire de monde dés la fin de l’après-midi. Samira Messouci était attendue avec impatience par les citoyens de sa wilaya de naissance et d’adoption.

Après avoir reçu burnous et gerbe de fleurs, Samira, l’icône d’une jeunesse révoltée et la délégation qui l’accompagnait, se frayaient difficilement son chemin parmi la foule avant d’accéder à l’estrade.

Prenant la parole, la jeune femme qui a assumé ses convictions même en milieu carcéral en refusant de porter le voile malgré l’obligation après avoir arboré l’emblème amazigh en dépit de l’interdiction, a tenu à remercier la population pour son accueil. « Merci d’avoir continué le combat, merci pour les avocats qui nous ont aidés, nous sommes plus déterminés qu’avant » a-t-elle déclaré.

Le 30 décembre 2019 a vu la sortie de la prison d’El Harrach, après avoir épuisé leur peine (faut-il le préciser) de quatre détenus d’opinion. Il s’agit d’Amokrane Challal, El Hadi Kichou, Mustapha Aouissi et de Samira Messouci.

Injustement incarcérés le 28 juin dernier, les quatre détenus politiques étaient accusés « d’atteinte à l’unité nationale » parce qu’ils ont tout simplement porté l’emblème amazigh.

La « justice du téléphone », aux ordres des puissants du moment est dénoncée à chaque manifestation par des millions de citoyens depuis le 22 février 2019.

Slimane Chabane

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