Dramaturgie en tamazight : Prix national « Mohya d’Or » lancé ce samedi

Instauré en 2014 au niveau local par la direction de la culture de Tizi-Ouzou,en collaboration avec l’Assemblée populaire de wilaya (APW) et le Théâtre régional « Kateb Yacine » et institué Prix national en 2018 par le ministère de la culture, le Prix national « Mohya d’or » de la meilleure dramaturgie en tamazight est lancé ce samedi 7 décembre, à l’occasion d’un hommage qui rendu au dramaturge Mohya Abdallah, disparu en 2004.

Destiné à tous les auteurs dramatiques en langue amazighe, ce prix national récompensant une seule œuvre a pour objectifs « la promotion de la pratique théâtrale, l’encouragement des jeunes à la création artistique en général et à l’écriture dramatique et la production théâtrale en particulier et la promotion de la langue amazighe ».

Les textes en lice pour le prix Mohya seront dans une première étape soumis à une commission qui sélectionnera ceux répondant aux conditions techniques et graphiques, puis, un jury composé de professionnels du 4e art, entre dramaturges, metteurs en scène, scénographes et universitaires spécialisés la littérature la linguistique et le théâtre amazigh, auront la délicate mission de choisir l’œuvre récipiendaire du prix.

La date limite du dépôt des textes est fixée pour le 27 mars, consacrée journée internationale du théâtre, tandis que la remise du prix aura lieu le 20 avril, en marge des festivités prévues pour la célébration du printemps berbère.

A noter que le « Mohya d’or » est doté d’une récompense financière de 500.000 DA pour le lauréat et une autre de 100.000 DA, décernée en guise de soutien à l’écriture en tamazight, que « l’auteur de l’œuvre primé s’engage à céder l’exclusivité de son texte pour une durée de 5 années pour d’éventuelles exploitations théâtrales ».

Natif d’Azazga où il a vu le jour le 1er novembre 1954, Abdallah Mohya, plus connu sous le nom de Mohand Ouyahia effectue des études universitaires à Alger, avant de s’installer à Paris durant les années 1970 où il rejoint le groupe d’études berbères et se consacre à la production théâtrale en tamazight et à l’adaptation d’illustres auteurs.

Mohya qui a marqué de son empreinte le théâtre d’expression amazighe avec ses adaptations remarquables d’œuvres universelles comme « Tartuffe » de Molière (Si Pertuff), « Le ressuscité » de Lu Sin (Muhend Ucaban), « En attendant Godot » de Samuel Beckett (Am win Yettrajun Rebbi) ou encore « La jarre » de Luigi Pirandello (Thachvaylith), pour ne citer que celles-là, a contribué par ses réflexions à l’enrichissement de notre patrimoine culturel. Son œuvre gagnerait à être diffusée et étudiée car elle constitue « un gisement littéraire inépuisable d’expression amazighe et une œuvre novatrice monumentale », selon les propos de la directrice de la culture de Tizi-Ouzou.

Kahina A.

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