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Ils font des offres pour intégrer le pouvoir : Les islamistes fidèles à leur opportunisme

Les islamistes s’offrent au pouvoir. Ignorés jusque-là par le nouveau chef de l’Etat, deux responsables de cette mouvance, multiplient les appels de pieds pour intégrer le nouveau gouvernement et obtenir des strapontins. Il s’agit du MSP d’Abderrazak Makri et d’El Bina d’Abdelkader Bengrina.

Fidèles à l’opportunisme qu’ils cultivent constamment, ces deux responsables, issue de la même école de l’entrisme, exercent même une pression sur le nouveau locataire d’El Mouradia en vue de les intégrer dans le pouvoir.

En effet, le président du Mouvement de la société de la Paix (MSP), Abderrazak Makri, s’est montré, aujourd’hui, disposé à prendre part « au dialogue inclusif proposé par le président de la République Abdelmadjid Tebboune ».

S’exprimant lors d’une conférence de presse, il soutient que sa formation participera à « ce dialogue proposé par le président de la République élu par une partie du peuple algérien ». Drôle de logique pour quelqu’un qui a boycotté la dernière présidentielle pour absence de conditions d’un scrutin libre.

Pour justifier sa volte-face, Abderrazak Makri estime que « les trois B (Bensalah, Bedoui et Belaiz) ne sont plus là ». « On doit donc accorder une chance au président afin de dégager un consensus national visant à une sortie de crise que traverse le pays », dit-il. Pour plaire aux tenants du pouvoir, il n’hésite pas de reprendre à son compte le discours de l’ancien chef d’état-major de l’ANP, selon lequel, « le hirak est infiltré » (par qui ?).

Bengrina affolé

Pour sa part, le président du parti El Bina, Abdelkader Bengrina, est, semble-t-il, pris de panique. Il veut faire de la pression pour intégrer le nouveau gouvernement, dès lors qu’il n’a reçu aucune offre dans ce sens pour l’instant.

En l’espace de deux jours, celui qui croit être la « deuxième force politique du pays » réitère à nouveau son offre du service. Après avoir affiché, dimanche dernier, sa disponibilité « à aider le nouveau président », il est revenu, aujourd’hui, pour exprimer son étonnement qu’Abdelmadjid Tebboune ne lui a fait aucune proposition.

Malgré cela, il feint de poser « des conditions, purement idéologiques, pour prendre part à la nouvelle composante du gouvernement ». Celles-ci portent, selon ses dires, sur « la nécessité de consolidation des valeurs de la société algérienne et de son projet national inspiré de la Déclaration de Novembre et la nécessité de généraliser l’utilisation de la langue arabe ».

Massinissa Ikhlef

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