La révolution est pérenne et la contre-révolution arrive à sa DLC

La révolution du sourire est pérenne, elle n’est pas soumise à une date limite de consommation. Au delà de la mascarade du 12 décembre, elle s’inscrit, à court terme, dans la perspective d’une transition démocratique couronnée par un processus constituant inévitable pour la construction d’un État de droit.

À moyen et à long terme, la mobilisation populaire sera le garant du bon fonctionnement des institutions démocratiques de l’État de droit.

S’organiser dans le sens de maintenir une dynamique vivante, à travers une action politique continuelle est la meilleure façon de garder un œil vigilant sur ceux qui vont exercer le pouvoir et leur rappeler éternellement la notion de la souveraineté populaire.

La contre-révolution du commandement militaire, quant à elle, il est clair qu’elle est arrivée à sa DLC. Les stratagèmes de la fuite en avant seront rattrapés par le temps ce 12 décembre, sauf si ce régime criminel décide de faire recours au procédé mortel du prolongement illégal et illégitime de sa date limite de consommation.

Cette mascarade électorale n’est ni une finalité ni une fatalité pour la révolution en marche. Elle n’est que l’ultime étape de la contre-révolution parfaitement déjouée par le peuple algérien dans sa totalité.

La responsabilité populaire est historique, nous n’avons pas le droit de rater cette opportunité de rentabiliser une conscience politique aussi mûre qui s’exprime dans un pacifisme exemplaire depuis le 22 février.

Le socle de l’infrastructure de l’Algérie démocratique et plurielle est justement dans cette conscience. Il s’agit de s’armer de l’endurance et de la lucidité nécessaires pour pouvoir façonner la superstructure dans le sens d’aboutir à une belle bâtisse démocratique à plusieurs demeures où tous les Algériens pourrons habiter et vivre dignement quels que soient leurs horizons politiques et leurs confessions religieuses.

Il est strictement interdit de consommer un produit dont la DLC est expirée.
Les médias de la honte qui s’agitent dans une opération de marketing de bas étage pour vendre aux Algériens un produit périmé sont mortels pour la nation. Ils sont tout simplement des terroristes d’un autre genre.

Il s’agit de les bannir de nos consommations médiatiques et politiques.

Moussa Nait Amara.

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