Modernisation de l’aéroport d’Oran : le fils de Yazid Zerhouni a empoché 12 000 euros versés par une société française

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Le fils de l’ancien ministre de l’intérieur, Noureddine Yazid Zerhouni, Amine Zerhouni, est cité dans une affaire de corruption en France. Il a empoché, selon l’agence de presse AFP, un paiement indu de 12 000 euros.

« Plusieurs versements en espèce litigieux ont ainsi été repérés par les enquêteurs, dont un paiement de 12.000 euros destiné à Amine Zerhouni, fils d’un ancien ministre de l’Intérieur algérien, Noureddine Yazid Zerhouni », indique la même source, qui a donné une dépêche sur le traitement, par la justice française de l’affaire de la société française d’ingénierie Egis Avia accusée d’avoir versé des pots de vin à des responsables algériens.

Selon la même source, la société française a accepté de « payer une amende de 2,6 millions d’euros pour échapper aux poursuites lancées à Paris dans une affaire de corruption portant sur un marché de modernisation de l’aéroport d’Oran, en Algérie ».

« Cette amende, validée lors d’une audience au tribunal de Paris, a été négociée avec le parquet national financier (PNF) dans le cadre d’une convention judiciaire d’intérêt public (CJIP). Elle met fin aux poursuites engagées à l’encontre d’Egis Avia pour des faits de corruption d’agent public étranger dans le cadre d’un marché de quatre millions d’euros conclu en 2008 pour la modernisation et l’équipement de l’aérogare d’Oran », indique le média français.

Le montant de l’amende a été défini, selon la même source, en toute transparence et de manière contradictoire, « devant le magistrat instructeur ». L’affaire a éclaté en 2011 après des contrôles effectués sur des pièces comptables de l’entreprise, filiale du groupe Egis, spécialisé dans les services aux groupes aéroportuaires.

Au cœur des soupçons: un contrat de quelque 390.000 euros signé avec une société de consultant domiciliée dans les Iles vierges britanniques, accusée d’avoir servi à rémunérer frauduleusement plusieurs intermédiaires algériens.

«Parallèlement à la Convention judiciaire d’intérêt public, une information judiciaire est toujours en cours, sous l’égide d’un juge d’instruction parisien, concernant les personnes impliquées dans cette affaire », souligne la même source.

Massinissa Ikhlef

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