- Advertisement -

Pour l’appel au dialogue lancé par Tebboune , les démocrates disent : « REJETÉ »

L’appel du pied lancé par le nouveau placé de l’Armée au sommet de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, bute sur un rejet sec de l’opposition démocratique et du Hirak.

Premier à répondre à l’initiative lancée par Tebboune lors de sa conférence de presse, le RCD tranche sa position en considérant « l’organisation d’une transition consensuelle pour mener à terme un processus constituant » comme étant « la seule voie qui s’oppose et combat la violence et le chaos ». Pour le parti de Mohcine Belabbas, les choses sont très claires : « La tentative de restauration du système politique choisie, comme voie, par le pouvoir de fait qui était une chimère est, maintenant, un péril, au vu de la mascarade du 12 décembre ; elle n’est pas seulement inacceptable, non viable et non durable. Elle est la contre révolution qui porte les germes du complot et de la division ». Le parti progressiste assure le peuple Algérien qu’il met « toute son énergie pour la victoire de la révolution qui permettrait à notre peuple d’imposer une transition démocratique qui défait la substance, les codes, les symboles et les pratiques du système politique actuel en jetant les bases de l’Algérie nouvelle. Une Algérie de paix, de liberté, de progrès, d’égalité en droits et de solidarité ».

De son coté, le parti des travailleurs ( PT ) « qu’aucune solution n’est envisageable sans au préalable libérer immédiatement et inconditionnellement Lakhdar Bouregaa, Louisa Hanoune, Karim Tabbou et tous les détenus (es) d’opinion ». « Le Parti des travailleurs considère que la seule solution qui puisse permettre de répondre favorablement aux aspirations de l’immense majorité du peuple algérien c’est de lui donner la parole à travers l’assemblée nationale constituante souveraine qui définira la forme et le contenu des institutions à mettre en place, pour assoir la souveraineté populaire sur les hydrocarbures et contrer toute ingérence étrangère », lit-on dans une déclaration rendue publique par son Secrétariat permanent du Bureau politique.

Le premier secrétaire du FFS, Hakim Belahcel a assuré dans un post publié sur sa page Facebook que « Dialoguer  avec TEBBOUNE, c’est reconnaître les résultats de cette forfaiture électorale ». Auparavant, le plus vieux parti d’opposition a assuré dans une déclaration que « seul une véritable transition démocratique et un dialogue national transparent et sérieux avec tous les acteurs politiques représentatifs et ceux de la société civile mobilisés dans le mouvement populaire et associatif, pourra convenir d’une plateforme consensuelle de sortie de crise sur le plan politique, économique , social, environnemental et culturel avec un calendrier et des instruments de contrôle et d’exécution, en vue de l’élection de l’assemblée nationale constituante » . « Mais pas n’importe quel dialogue », avertit le FFS qui met en garde le pouvoir « contre la tentation d’organiser un pseudo-dialogue sous son égide dans une conférence non souveraine visant à valider une feuille de route préétablie avec un ordre du jour déjà fixé et des participants de son choix ».

Dans les réseaux sociaux et sur les très rares médias encore libres de l’emprise du pouvoir en place, les Algériens rejettent majoritairement tout dialogue avec le pouvoir illégitime. Ils avertissent contre toute tentative de rapprochement avec les tenants du pouvoir et assurent que le combat va continuer à travers les marches, rassemblements et autres actions pacifiques susceptible de précipiter la chute du régime et l’installation d’une vraie république.

Nadia Mehir

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More

%d bloggers like this: