46ème mardi à Béjaia : « Libérez tous les détenus politiques »

Grandiose est la mobilisation pour ce 46ème mardi de la révolution du sourire. Fidèle à son rôle avant-gardiste, le collectif des Enseignants et ATS de l’université de Béjaia a fait le plein des rues de la belle et rebelle ville des Hammadites. Soutenus par les étudiants et la société civile, le Collectif qui assume les appels aux marches du mardi a réussi cet énième challenge qui prouve que le mouvement du 22 février se porte à merveille et que la stratégie de la normalisation adoptée par le pouvoir du fait accompli est déjouée.

Le Hirak est de plus en plus mobilisant et déterminé à atteindre l’objectif de la rupture radicale avec le système.

Le fait qui a marqué la marche d’aujourd’hui à Béjaia est celui de l’exigence des manifestants de la libération de tous les détenus politiques sans exception aucune. La revendication de la libération de Tabbou, Boumala, Benlarbi et de Louisa Hanoun était sur plusieurs pancartes. Aussi la cause du plus vieux détenu politique, en l’occurrence Mohamed Baba Nadjar de Ghardaia a été fortement défendue par les Béjaouis lors de cette marche.

Sur le volet strictement politique, le refus de tout dialogue unilatéralement imposé par le pouvoir a été réaffirmé par les marcheurs à travers leurs slogans.

La marche a pris fin au niveau du palais de justice de la ville, dans un pacifisme et un civisme exemplaires.

Les membres du collectif des enseignants et ATS qui militent sur plusieurs fronts se sont donné rendez-vous au siège du CNES pour une réunion de coordination afin de débattre, entre autres, des actions à entreprendre pour soutenir leurs collègues grévistes du département physique qui subissent un harcèlement terrifiant de la part de l’administration rectorale.

Moussa N.A

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