48e vendredi dédié à Didouche Mourad : La révolution toujours intacte

Le 48e vendredi de la révolution du sourire est un remake des vendredis passés en terme de mobilisation , de détermination et de rage de vaincre. L’Algérois, l’Oranie, le titteri, les hauts plateaux, la Kabylie, le Constantinois, le pays chaoui, le Mzab et le Sud ont marché d’une seule cadence, de communs slogans et avec la même ferveur révolutionnaire pour une nouvelle Algérie, démocratique, sociale, libre et débarrassée à jamais du joug du népotisme et des logiques claniques.

Les rues d’Alger et de toutes les grandes villes du pays ont vibré  ce vendredi, dédié à la mémoire de Didouche Mourad, au rythme de slogans anti-système. Le simulacre de dialogue intra-muros entamé par le chef de l’Etat, fraîchement désigné et installé par l’Armée, est vilipendé. La phase de transition politique est franchement revendiquée par les manifestants de tout le pays. Le devoir de continuer la révolution pacifique est massivement adopté comme engagement solennel.

Le pouvoir de fait qui multiplie les assurances d’aller vers une rupture dans ces pratiques liberticides n’a pas changé d’approche. La répression reste à ce jour son modus operandi dans le traitement des manifestations. Très tôt, il a renforcé son dispositif répressif devant le siège régional du RCD à Alger. Des militants et sympathisants sont même embarqués dans des camions cellulaires. Aux entrées d’Alger, des barrages filtrants sont mis en place pour empêcher des milliers de citoyens de rejoindre la manifestation de la capitale.

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A Alger, les rues et places sont devenues noires de monde. Les activités d’Abdelmadjid Tebboune sont tournées en dérision via des slogans pleins d’humour. Sur l’avenue Didouche Mourad, le président du RCD, Mohcine Belabbas, qui n’a raté aucune marche depuis le 22 février, continue d’être au premier peloton, en compagnie de sa femme, des cadres nationaux du parti, des militants et de beaucoup de sympathisants. Le chanteur Boudjemaâ Agraw, devenu un habituel du carré des progressistes, est très sollicité par ses fans.

Dans la ville de Béjaïa qui commence depuis quelques jours à s’accommoder de répression policière, les forces de sécurité sont inhabituellement déployées dans les grands axes urbains même si aucun signe de violence n’est enregistrée depuis le début de la révolution.

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La capitale des hauts plateaux, Setif, a connu aujourd’hui un regain de mobilisation populaire. Après quelques semaines de flottement, les rues de la ville de Ain El Fouara a connu ce 48e vendredi une affluence qui a surpris les habituels du Hirak.

Chabane Bouali

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