Béjaia: Les enseignants et ATS de l’université appellent au respect des droits de l’Homme

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Dans une déclaration rendue publique hier samedi, le collectif des Enseignants et ATS de l’université de Béjaia a tenu à dénoncer les arrestations ciblées des militants politiques opérées lors des marches du 48éme vendredi de la révolution en marche. Les universitaires de Béjaia ont tenu à « rendre hommage au peuple algérien dans toutes ses composantes et toutes ses tranches d’âge ».

Dans une analyse de l’état des lieux, le collectif le plus actif à Béjaia depuis le 22 février estime que « La révolution en marche a su dépasser la mascarade électorale ponctuée d’un viol caractérisé du droit du peuple à l’expression libre et démocratique. Le rejet du système dans sa globalité et ses relais ne cesse d’être clamé par le peuple chaque mardi et vendredi.  À cela, le pouvoir qui tente une nouvelle mue bi-décanale, use de vieilles pratiques dignes des pires dictatures. Libération de quelques détenus aussitôt suivie par l’arrestation d’autres, mais le pire a été évité avec l’instrumentalisation honteuse des baltagias dans plusieurs wilayas du pays ».

Les enseignants et ATS ont énuméré dans leur document les dépassements constatés ces derniers jours: « La semaine qui vient de s’écouler enregistre une recrudescence d’agressions orchestrées par les forces de l’ordre. La violence excessive subie par l’étudiant de Bab Ezzouar qui a reçu un coup au thorax en est une preuve de plus, sans citer l’arrestation des parents avec leurs enfants en bas âge ».

« Le Collectif des Enseignants et ATS de l’université de Béjaia est outré par le nombre de manifestants ayant perdu leur œil et réclame une enquête des associations de la protection des droits de l’Homme sur les méthodes d’entraînement des forces de l’ordre », lit-on dans le texte des universitaires.

Le collectif n’a pas hésité d’exiger fermement « une prise en charge totale des blessés au frais de la trésorerie du peuple ».

Il n’a pas dissimulé sa consternation devant « le traitement que subit le militant des droits de l’Homme et collègue Kaddour Chouicha ainsi que nos étudiants Nour El Houda Oggadi et Mohamed Amine Ben Alya et tant d’autres ».

Il est à rappeler que le collectif des enseignants et ATS de l’université de Béjaia a été mis en place juste après le 22 février par un groupe d’enseignants et de travailleurs . Et depuis, il ne cesse d’impressionner par les débats fructueux qu’il organise avec la société civile.

Moussa N.A

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