La répression s’abat lourdement sur le RCD à Alger

Ce qui était dans l’air est devenu ce vendredi 24 janvier officiel : le RCD est la cible numéro 1 de la politique répressive du régime dictatorial en marche. Le régime semble aller dans le sens d’isoler ce parti progressiste à la pointe du combat libérateur de son giron naturel : le peuple.

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Le siège régional du RCD fortement mis sous surveillance dès les premières heures de la journée

Très tôt ce matin, un dispositif policier inhabituel s’est mis en place devant le siège régional du parti progressiste. Des militants ont été même arrêtés dès les premières heures de la journée. Cette présente impressionnante des forces de sécurité n’ont pas pour autant empêcher les progressistes, à leur tête le président Mohcine Belabbas, de forcer le barrage et marcher sur l’avenue Didouche Mourad avec des slogans virulents à l’égard du régime mis en place, contre le plan de remise en scelle du système décrié par tout le peuple Algérien et décriant son option d’aller vers l’exploitation risquée du gaz de schiste pour s’offrir opportunément un bas de laine nécessaire à l’achat de la paix sociale.

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L’option du gaz de schiste adoptée par le régime est largement contestée par la rue

Le carré des progressiste qui grandissait au fil des pas est réprimé au niveau de la place Audin par un lancer inattendu de gaz lacrymogènes. Des militants sont violentés, certains sont même arrêtés. Le militant Ilyas Lahouazi, venu ce matin de Paris, assister demain aux assises nationales de la démocratie est aussi embarqué. Des hommes âgés et des femmes sont asphyxiés par la densité des gaz répandus su les lieux.  Les manifestants n’ont pas reculé. Ils ont continué à scander les virulents slogans anti-pouvoir.

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Le président du RCD, Mohcine Belabbas, gazé par la police

 

Cette violence policière dirigée exclusivement en direction du carré du RCD révèle la panique du pouvoir en place ainsi que sa velléité sordide de sevrer la révolution  du discours politique crû et gênant. Cette main policière lourde qui s’abat sur des militants progressistes connus pour leur pacifisme légendaire intervient à la veille des assises nationales de la démocratie que les services de la wilaya refusent d’autoriser pour des raisons fallacieuses. Des assises qui auront lieu en dernier recours au siège national du RCD à El Biar.

Arezki Lounis

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