Le 47ème vendredi à Béjaia : « la matraque, seul instrument de dialogue du système »

Pour ce 47ème vendredi de la révolution du sourire, la mobilisation populaire n’a pas dérogé à la règle à Béjaia. Le ciel totalement couvert et les quelques averses de pluie n’ont pas empêché les Béjaouis de sortir dans les rues, comme d’habitude.

 

 

À 13h, la placette de la maison de la culture Taous Amrouche était noire du monde. Le nouvel an Amazigh était une occasion pour beaucoup de femmes de porter leurs plus belles robes kabyles. La répression policière revenue en force, ce matin dans les rues d’Alger ainsi que l’arrestation, hier soir, du journaliste Khaled Drareni entaient les sujets de discussions entre les manifestants avant le coup d’envoi de la marche.

« Les fausses intentions dialoguistes de Tebboune sont mises à nue par cette violence des forces de répression. La matraque est le seul instrument de dialogue maîtrisé par ce pouvoir », nous a lancé un citoyen.

Sur un autre registre, la compromission des médias lourds, publics et privés, a été fortement dénoncée par les marcheurs à travers des pancartes et des slogans confectionnés pour la circonstance, dans un carré dédié à l’exigence de l’ouverture du champ médiatique et à la liberté de la presse.

La cause des détenus politiques Mozabites qui s’impose de plus en plus lors de toutes les actions organisées dans la ville des Hammadites a été portée haut et fort par les manifestants.

La marcheurs se sont dispersés dans le calme en réitérant leur conviction que seule l’intensification des actions de rue est capable de renverser le rapport de force en faveur du peuple, pour pouvoir aller vers la transition démocratique . Pour eux, c’est la seule alternative capable d’opérer une rupture radicale avec ce le système qui ne désespère pas de se recycler à travers les manœuvres les plus machiavéliques.

Moussa N.A

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