L’Iran frappe deux bases abritant des militaires Américains. Est-ce la guerre ?

L’Iran a riposté à l’assassinat du général Soleimani, en tirant des missiles contre au moins deux bases militaires abritant des soldats américains, la base aérienne d’Al-Assad et la base d’Erbil. Téhéran affirme toutefois ne pas chercher « l’escalade ou la guerre ».

« L’Iran a tiré plus d’une douzaine de missiles balistiques contre les forces militaires américaines et de la coalition en Irak », a déclaré Jonathan Hoffman, porte-parole du ministère américain de la défense, dans un communiqué. « Il est clair que ces missiles ont été tirés depuis l’Iran », a-t-il précisé.

« L’Irak a été bombardé par 22 missiles − 17 sur la base aérienne d’Aïn Al-Assad et cinq sur la ville d’Erbil − qui ont tous touché des installations de la coalition » , annonce de son coté le commandement militaire irakien.

Ces attaques Iraniennes sont-elles le prélude d’une escalade de violence au Moyen-Orient ? Pas si sûr que ça. Les dirigeants des USA et de l’Iran se sont précipités à calmer le jeu et baisser le ton. Le président Trump a promis une déclaration ce mercredi dans un tweet empreint d’un ton léger. « L’évaluation des dégâts et des victimes est en cours. Jusqu’ici, tout va bien ! », a-t-il écrit.

De son côté, Mohammad Javad Zarif, le chef de la diplomatie iranienne, a affirmé que son pays avait mené et « terminé » dans la nuit des représailles « proportionnées ». « Nous ne cherchons pas l’escalade ou la guerre », a-t-il insisté.

L’Armée Iranienne a toutefois averti les Américains qu’elle réserve des « réponses encore plus dévastatrices » en cas de nouvelle attaque et menacé de frapper « Israël » et des « alliés des Etats-Unis ».

« Nous conseillons au peuple américain de rappeler les troupes américaines [déployées dans la] région afin d’éviter de nouvelles pertes et de ne pas permettre que la vie de ses soldats soit davantage menacée par la haine toujours croissante du régime  américain », ajoute l’armée iranienne dans un communiqué.

Du coté des Alliés, l’heure est presque au Sauve-qui-peut qui ne dit pas son nom. Certains des alliés occidentaux des Etats-Unis ont annoncé leur retrait militaire partiel. Une situation qui oblige Donald Trump à émettre des messages rassurants au front antidjihadiste Irakien. Un retrait des troupes américaines « serait la pire chose qui puisse arriver à l’Irak », a-t-il déclaré en ajoutant qu’« à un moment donné, nous partirons, mais ce moment n’est pas venu ».

Moussa T.

 

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