Nouvelle trouvaille pour étouffer la révolution à Alger : Le wali demande au RCD de ne plus ouvrir son siège aux sympathisants

Le RCD dérange au plus haut niveau le pouvoir d’Alger. Son siège régional, sis rue Didouche Mourad, devenu au fil des semaines de la révolution démocratique point de chute des révolutionnaires et ligne de démarrage de l’un des plus grands carrés des marches du vendredi, semble empêcher les vigiles de l’ordre établi de mener un train de vie tranquille. Pour preuve, ce mardi 21 janvier,  un commissaire de police s’est présenté au siège régional du parti avec une notification signée par le wali enjoignant les responsables de se limiter aux activités administratives et partisanes.

L’émissaire du wali d’Alger fait savoir au président du bureau régional du RCD, Abdelkader Groucene, que le premier responsable de la wilaya ordonne  aux responsables du parti , en usant de ses pouvoirs discrétionnaires d’officier de police, de ne plus s’adonner à des activités extra-partisanes de nature à déranger le voisinage immédiat.

Il est évident que cette intrusion administrative qui intervient après plusieurs tentatives d’intimider les militants qui viennent au siège participer à la marche hebdomadaire du vendredi, a pour objectif d’étouffer la révolution et sevrer le parti démocrate le plus présent sur la scène de la contestation du régime de sa base populaire qui va grandissant.

Il est évident que faire valoir son pouvoir discrétionnaire à une étape charnière de la vie politique nationale et plaider la tranquillité du voisinage pour justifier une notification administrative à desseins liberticides relèvent plus de la roublardise politique que du soucis d’assurer des nuits et siestes  paisibles aux Algérois.

La notification du wali a été lue par le commissaire au président du bureau régional et ce dernier ne l’a évidemment pas signé pour en accuser réception.

Arezki Lounis

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